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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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IX.

DerniersRois de laMaison dValois

I7d HISTOIRE DE FRANCE. Lit. xxm.

eesseur, & exhorta les Princes & les Seigneurs qui étoient preTens â îe re‘connoicre pour leur légitime Souverain â à le soutenir, & mourut le len-demain le second d’Août, vers les quatre heures du matin, dans la trente-■ neuvierae année de son âge & la seizième de son régné (s) {*).

SEC-

(a) Les Auteurs cités.

(*) L’infortuné Henri III. étoit né le Samedi 20 de Septembre 1551, & non le jourde la Pentecôte, comme on le dit communément 1 . On lui donna au Batême lesnoms d’Alexandre-Edouard; il eut pour Parrains Edouard vM Roi d’Angleterre, &Antoine de Bourbon Duc de Vendôme, & la Princesse de Navarre femme du Duc fut faMarraine. A fa confirmation on lui donna le nom de Henri Pendant qu’il fut Ducd’Anjou, il étoit actif, ambitieux & plein d’une généreuse ardeur, mais dans la fuiteíl changea entierement; quelques-uns disent que ce fut après le court séjour qu’il fit àVenise; mais véritablement ce changement arriva après le massacre de la St. Barthelemi(2). II avoit naturellement de la bonté, & croyois sin érement les vérités du Christia-nisme; delorte que depuis ce tems-là il eut l’esprit agité, en forte qu’il cherchoit quel-quefois à écarter ses frayeurs par la débauche, & en d’autres occasions de les calmer pardes pratiques superstitieuses. La feule excuse qu’on peut alléguer ç’est sa jeuneíle, &peut-être aussi le pouvoir que la Reine-Mere avoit fur lui. Après son retour de Polo-gne il devint indolent & capricieux; & avec ces nouveaux défauts, il ne laissa pas d’êtretoujours opiniâtre ; car quoiqu’il changeât souvent d’avis, c’étoit par inconstance & nonpar égard pour les conseils. Peut-être que les Ligueurs & les Huguenots ont exaggeréses débauches, car ils le haïssoient également. Cependant il est certain que depuis l’a-vanture qu’il eut à Venise & depuis la mort de la Princesse de Coudé il se livra à desdésordres infâmes, dont voici une preuve incontestable. D’Aubigné étant prisonnier deM. de St. Luc, qui étoit un de ceux qu’on appelloit les Mignons du Roi, ce Seigneurlui raconta ce qui fuit. Ennuyé & honteux de Certains désordres auxquels le Roi le li-vroit quelquefois, il concerta avec la Maréchale de Retz & le Duc de Joyeuse, gensassez peu scrupuleux, de faire peur au Roi là-dessus, de percer la muraille de la ruelledu lit de ce Prince, & d’y passer une sabarcane d’airain, par où une nuit, se disant unAnge envoyé du Ciel, il lui sît de la part de Dieu de terribles menaces fur ses vices &ses débauches. Le Prince effrayé pensa en perdre l’esorit, desorte que le Duc de j o.yeuse lui découvrit le mystère. Il en fut si irrité contre Saint Luc, que celui-ci futobligé de se sauver promptement, & de se retirer dans son Gouvernement de Brouage,où il se déclara depuis pour la Ligue La nuit il prtnoit quelquefois au Roi des

frayeurs qui le fefoient cacher fous son lit, & dèsqu il tonnoit d desceii soit tomoursaux basses voûtes du Louvre. Il se peut qu’il y avoit en cda quelque chose qui venoitde tempérament, car on remnrquoit qu’en hiver, il étoii sujet A une hil. noire, & qu’a-lors ilétoittortdangereuxde l’irriter. Quelques-uns pi étendent qu on en avenu leDuc de Guise, & qu’il perdit la vie pour n’avoir pas profilé de l avis.. Q.io.qu’ii ensoir, Je Roi n’eut qu’une rechute avant fa mort, qui se manifesta dans Ja négociationavec le Duc de Mayenne, après quoi il reprit ion ancien courage, ct parui tel qu’ilavoit été, quand il étoit Duc d’Anjou. M de Ihou allure qm poir la dé ense deTours, il donna ses ordres en grand Capitaine & fit paroitre l’int épuiité f’un vaillantsoldat. Il fut bon mari pour la Reine Louisette orraine, qui se retuaap-èï si mo c àMoulins, où elle passa le reste de ses jours cn de continue,s exercices de pieté étantmorte environ douze ans après le Roi. Après avoir rtçu a blessaiv 00 it ii mou, ut, ceprince se comporta avec beaucoup de pieté ct de constance, ainsi qu’ii paro t par lecertificat des Princes & des Seigneurs, qui étoient auprès dc lui. qui s’aílembie ent lelendemain de fa mort pour dresser & signer cet acte (q.j. La haine qu’on portent à ce

Prince

(j) Fnv!n Théâtre d’ Honneur I» III,(.zj éle "iàíi# !.. XCYI,

D) D'^áxbigní T. II J, iv, Cb, is

(+1 Voy. t la fuits; du Journal de Henri III,