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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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X.

Histoire de

Henri IV.

200 HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII.

Section vouloir le frapper à la gbrge,.& le coup manqua parceque le Roi se baissa,Le Comte de Soissons qui étoit auprès de lui, aiant apperçu un jeune hom-me , qu'jl ne connoissoit point & qui avoir l’air effaré, le saisit & dit touthaut. Voilà ïassassin ce n est pas lui c est moi. On vit ensuite le couteau àterre. L’allaísn ma d abord, mais ensuite il avoua son crime (a). II s’appelloifJean Cbastel, étoit âgé de díxneuf ans & fils de Pierre Chaste!, riche Mar-chand Drapier. Ce jeune homme étoit libertin & débauché ; effrayé desremords de fa conscience, il se rappella l’abominable doctrine de ce terns-là, qu’il pouvoit expier ses péchés en tuant le Roi. Elevé chez les Jésui-tes, il avoir puisé ces principes parmi eux (b). Cela donna lieu à des re-cherches exactes chez ces Peres, & on trouva dans les papiers du P. Guí-gnard beaucoup d'écrits de fa main, où il traitoic Henri III de Néron, deSardanapale, son assassinat étoit justifié & loué; à i’égard de Henri IV. ildiloic, que malgré fa prétendue conversion , il devroir, se croire trop heu-reux,'si on se contentoit de le raser & de le renfermer dans un Couventpour y faire pénitence. Ce Parlement condamna par un arrêt Jean Châ-sse! comme criminel de Leze-Majesté, son pere á être banni de Paris à ja-mais.& pour plusieurs années du Royaume, parceque son fils lui avoit ré-vélé son dessein, & qu’il 11’en avoit pas donné avis, ou ne savoir pas ren-fermé, quoiqu’il l’en eut fortement repris. Le P. Jean Gueret, fous quiChastei avoit étudié fut banni à perpétuité ; & lé P. Guignard condamnéà être pendu (c), non pour avoir composé les horribles Ecrits trouvés dansses papiers, mais pour les avoir gardés rnalgré l’arrêt qui défendoit expres-sément de conserver des pieces de cette nature. La maison de Chastei futjafee, & on érigea à la place une pyramide ; les Jésuites furent bannis (d).Les autres-Parlemens du Royaume suivirent l’exempíe de celui de Paris, àla réserve de ceux de Bourdeaux & de Toulouse, & c’est ainsi que cetteaffaire finit. Neuf ans après les Jésuites furent rappelles, malgré les op-positions du Parlement, & les Ecrits des plus habiles Jurisconsultes du Ro-yaume contre eux.

Au commencement de Tannée 1595, le Roi fit une grande promotionde Chevaliers de l’Ordre du St. Esprit, pour s’attacher davantage la No-blesse. II déclara en même tems la guerre à l’Espagne, & prit à son serviceles Troupes de Lorraine, qui fesoient environ six mille hommes (<?). LeDuc de Mayenne étoit encore maître de la Bourgogne & de quelques Pla-ces en Picardie, qui incommodoient beaucoup; mais au commencement ..deFevrier Beaune se souleva contre lui, les Bourgeois appellerent à leur se-cours le Maréchal de Biron, qui s’assura de la ville pour le Roi. Le Duc

Henri IV.

déclaré laguerre àf Espagne.1595 -

(a) De Thou ubi ftp. , (D ^ es Auteurs cités.

m Le mÊme & Sulíi 1 . c, Matthieu T. ( d ) Lcs meines.íî. L. 1 . Cayet L. VI. p. 432. (0 Daniel 1 . c. p. go, oT ait

haute du côté droit. Mr. de Lomenie dans une Lettre au même, du 28 Dccembre dit,nue Chaltel frappa le Roi en la levre de dessus ; il paroic aufli par ces deux Lettres quelc coup se se 27 & non le 2.0. voy. Meta. ch du Plestis Marnày T. il- p. 483 & P-42 j. R 8 M., ov Tr a u. '