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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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273 HISTOIRE DE FRANCE. Lxv. XXIII.

Section pie, & néanmoins il feíoic tout ce qu’il y avoir de plus propre á Tir-x í- ricer. II fut cause que le Baron de Heurtevan fut décapité, pour-avoirfouísKiif eu ^ es ^ nte ^S ences avec les Princes, quoiqu’il en eut eu lui-même, &jusfJà la il travailla avec plus de chaleur encore à faire avoir le même fort à un Gen»mort du tilhomme Ecossois, nommé Smart, qui passoit pour un des hommes lesMaréchal mieux faits de son tems, & qui avoir été parfaitement bien reçu à lad’Ancre. ç our (^ ). En même tems il étoit mal avec de Luynes, qui avoic toutela faveur du Roi; ce Favori avoir fait proposer au Maréchal de lui donnerune de ses nieces en mariage, mais fa femme s’y étoit opposée, dans lacrainte que son mari se voyant appuyé auprès du Roi par cette alliance,ne voulut plus dépendre d’elle.

Os Luynes De Luynes, qui prit la chose d'une autre maniéré, appréhenda que le*1?'perdre' Maréchal ne rejettât son alliance, que parcequ’il avoir dessein de le faire^ ' chasser, il insinua ses soupçons au Roi, qui bien qu’il n’eût que quinze

ans, commençoit à montrer cette humeur jalouse, qui fut toujours soncaractère dominant {b). De Luynes lui dit, que cet Italien, que le Roison pere haïssoit, fans avoir pu l’écarter, gouvernoit à présent le Royau-me ; que tous les Ministres étoient de son choix, ou placés à fa recom-mendation; que les Princes n’étoient persécutés que parcequ’ils ne vou-loient pas fe soumettre à cet insolent étranger ; que non content d’être àla tête du Gouvernement, & de disposer de toutes les grandes charges àfa volonté, il étoit fur le point de chasser les fideles Serviteurs du Roi,pour mettre ses créatures auprès de fa personne. Quand de Luynes s’ap-perçut que cela avoit fait impression fur l’esprit du jeune Monarque, ilalla plus loin, & lui fit sentir l’ambition démesurée que la Reine - Mereavoit de gouverner, le peu d’autorité qu’elle lui laissoit de choisir mêmeses propres Officiers , & la grande tendresse qu’elle avoit pour le Ducd’Orléans. Ce qui scmbloit donner de la vraisemblance à ces rapports,quoique peu important & accidentel en foi, c’est que la Reine empêchaune compagnie de Cavalerie, qui portoit son nom, de se rendre au campdevant Soissons, pour garder fa personne & celle du Roi, parcequ’il n’yavoit point alors d’autre Cavalerie pour couvrir les petites parties que leRoi fesoit à la campagne : Luynes donna à cette action un tour malin,disant que c’étoit pour s'assurer de la personne du Roi (c). Le premierexpédient auquel ce jeune Prince pense, pour se tirer de ce qu’il appelloitse captivité , ce fut de se mettre à la tête de cette Compagnie, d’aller enpersonne au camp devant Soissons, de tâcher d’entrer dans la ville &de déclarer le Duc de Mayenne son Lieutenant - Général contre le Maré-chal d’Ancre & ses adhérens. Mais après mûr examen cela se trouva im-praticable. Dans ces entrefaites les Serviteurs de la Reine lui propo-sèrent d’éloigner le Maréchal & fa femme, comme des gens devenus in-supportables , à quoi elle parut assez disposée (d). Quelques amis de laGaligaï lui insinuèrent qu'elle feroit prudemment de se retirer, à quoi elle

(a) Le même. Mere & du kil?.

(b) Matthieu Hist. de Louis XIII & al. (dJ Mem, de la Régence, Hist. de 18

(c) Mercure François 1. c. Hist ^ la Mere & duFils.