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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII.le parti des Princes ; il ne garda donc plus de mesures, & parloit & agis- Sectionsoit en maître (a). m/f 1 -'

La Reine -Mere, bien qu’elle aimât véritablement la Galigaï, & qu’elle louîsxiiisouffrit pour l’amour d’elle les impertinences du Maréchal, consultoit sur jusqu’à t a 'les affaires importantes des gens plus habiles que lui, particulièrement Bar- f ubin & l’Evêque de Luçon. Ce fut par leur avis qu’elle publia au nom du àà-/Roi une déclaration, où après avoir exposé tout ce qu’on avoit fait pour acontenter les Princes, il y avoit un compte exact des sommes qu’on leur La Reine -avoit données, asm que l’on connut clairement les motifs de ces zélateurs Mere Je _du bien public. Cette démarche se fit pour rétablir la tranquillité domesti- í ré P ar ^ *que. A l'égard del’étranger, on envoya le Baron de Tour à Londres ^emouxpour appaiscr le Roi Jaques, qui fesoit grand cas du Prince L du Méconnus .Duc de Bouillon. M. de la Noue alla en Hollande pour empêcher laRépublique de prendre part à ces querelles, & le Comte de Schom-berg fut envoyé à l’Electeur Palatin, & aux autres Princes d'Allemagne,non seulement pour les informer des motifs de la conduite du Roi, maisauffi pour lever un petit corps de Cavalerie & quatre mille hommes depied. • Enfin on assembla trois Armées pour agir contre les Mécontens avectoute la vigueur possible, au nom du Roi. La premiere, qui marcha enChampagne, étoit de douze mille Fantassins & de deux mille chevaux, 1617»commandée par le Duc de Guise, le Maréchal de Themines & le Sieur dePralain. Elle se mit en campagne vers la mi - Fevrier, & soumit plusieursPlaces du Duc de Nevers, entre autres Château - Porcien & Rhetel, cequi occupa l’Armée jufqu’à la fin de Mars, La seconde, qui agiífoit dansle Nivernois, étoit environ de neuf mille hommes, commandée par leMaréchal de Montigny ; elle n’eut pas moins de bonheur ; le Maréchal fitle second fils du Duc de Nevers prisonnier, & obligea la Duchesse de ca-pituler (L). La troisième Armée, sous les ordres du Comte d’Auvergne,que la Reine avoit fait sortir de la Bastille, après une longue prison, étoitd’environ quatorze mille hommes ; le Comte commença par nettoyer l’iílede France, & alla assiéger le Duc de Mayenne dans boissons. Ayant reçude l’Artillerie de la Bastille, il en fit un si grand feu, qu’il étoit fur iepoint de donner l’assaut, lorsque la face des affaires changea' d’une façon siextraordinaire, que ceux qu’on avoit traité jusques-là de rebelles, furentreconnus pour amis du Roi & pour des sujets fideles. 11 est vrai quequelques-uns des plus habiles gens de France ne sentirent pas la nécessitéde cette subite révolution (c).

Nous avons déja parlé de l’étrange conduite du Maréchal d’Ancre, qui fy Mari -stavailloit de jour en jour à fa propre perte & la hâtoit par les voies mê- chai tfAn*hies qu’il empsoyoit pour la prévenir. C’étoit lui qui avoit élevé Barbin cre J,âte f*& l’Evêque de Luçon aux grands emplois qu’ils occupoient; i! prit ombra- R™P rertUrge d’eux & chercha à leur rendre tant de mauvais offices, qu’ils demandè-rent à se retirer ( d ). II ne pouvoit ignorer combien il étoit haï da peu-

00 Matthieu Hist. de Louis XIII. (c) Mein. de Rolian u M sup.

(i>) Mercure François 1 . c. Mein. de la (d) Griffa Iiiít. de Louis XIII. fousAgence. Pan 1617.

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