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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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SectionXI!.Suite linrégné deLouisXIIÍ.jusqu’à samort,

Cause de lajalousie deLouisXIII.contre sonfrere.

Cabale con.tre Riche,lieu. qui laruine.

1626.

304 HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII.avoic fait les fonctions de Grand Maître de I’Artillerie, & été Surinten-dant des Finances& qui étoit également propre au Cabinet & à la Guerre.

Comme le Cardinal de Richelieu s’étoit attiré la haine des zélés Catho-liques & des Partisans de l’Espagne, en prenant part à la guerre d’Italie, ilirrita par le Traité de Mouçon les Alliés de la France, & se fit plusieursnouveaux ennemis, fans regagner aucun de ceux qu’il vouloir obliger. Adire la vérité il n’y eut jamais des tems plus mauvais que ceux dont nousparlons, ni de Cour où les hommes fussent plus attachés à leurs intérêtsparticuliers & plus corrompus , & où ils eussent moins de sentimensd’honneur, de vertu & de Religion, que celle de France alors. Le Roiavoit conçu de bonne heure de la jalousie contre son frere, & cela parle principe le plus bas qu’on puisse imaginer, il prenoit ombrage destalens supérieurs du Duc d’Anjou, & de ses maniérés engageantes &affables, soutenues de sentimens nobles & généreux. Le Sieur de Brè-ves , qui étoit son Gouverneur (a), lui fut ôté sans en donner de raison,& sans qu’on colorât seulement ce procédé, & qui auroit pu en dire le vé-ritable motif ? On lui fit une gratification de cinquante mille écus, & deLuynes, alors Favori du Roi, plaça auprès du Duc son ancien Maître leDuc de Lude, qui inspira bientôt à son éleve le goût du plaisir, & entreautres choses indignes d’un Prince lui apprit à jurer. Après la mort de ceSeigneur, on lui donna le Colonel d’Ornano, qui au lieu de remedier aumal qu’avoit fait son prédécesseur, acquit fur l’esprit du jeune Duc un cré-dit, dont il fut redevable à une complaisance toujours fatale aux personnesde son rang ( h ). Pour contenter fa propre ambition M. d’Ornano inspiraà ce Prince de demander l’entrée au Conseil d’Etat, à sage de seize ans , cefut là le sujet pour lequel la Vieuville fit arrêter d’Ornano. Monsieur entémoigna beaucoup de ressentiment, & quand le Cardinal de Richelieu en-tra dans le Ministère, - il fit mettre le Colonel en liberté,& le rétablit dansson poste. Cela n’empêcha point d’Ornano de se mettre à la tête du par-ti , où étoient entrés les.'enríemis du Cardinal, qui avoient certainement demauvais desseins. Le prétexte étoit qu’on s’opposoit au mariage de Mon-sieur.

Henri IV. son pere avoit eu dessein de le marier à la fille unique dudernier Duc de Montpensier, une des plus riches héritières de France. LaReine - Mere avoit toujours ce mariage en vue, ik par cette raison le Car-dinal Ministre le favori soit. Le Duc de Guise , qui avoit épousé la Du-chesse Douairière de Montpensier le fouhaitoit auffi. La Cabale qui letraversoit rsagissoit que par des motifs cfintérêt & d’ambition. La Rei-ne étoit à la tète de ce Parti, appréhendant de voir des enfans de ce ma-riage , tandis quelle n’en avoit point elle - même ; le Duc de Savoye,piqué de la derniere paix sit offrir secrètement à Monsieur, par i’AbbéScaglia son Ambassadeur, la jeune Princesse de Mantoue fa petite-fille.Le Prince de Coudé & le Comte de Soissons traveríbient de tout leur pou-voir

(a) Les Historiens de France cn général. 0 >) Mein. de Rohan L, IV. Mem. ds

Deageant.