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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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XII.

Suite durégné de

ne,

320 HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII.

née autant d’honneur au Cardinal, que le secours de Casai Tannée précé-dente, augmenta la confiance que le Roi avoit en lui, K découragea lesre e ne ennern i s ce Ministre. Quoiqu’ils fussent appuyés par la Reine régnanteLouisXiH. & parla Reine -Mere, ils n’osoient dire ouvertement ce qu'ils pensaient,jusqu’à sa mais ils se contentaient de faire des insinuations sécrétés Sc des critiquesmort. indirectes; ils disoient entre autres choses, que le Roi s’étoit dépouillé de~ toute son autorité en faveur du Cardinal, & ne s’étoit réservé que le pou-voir de guérir les écroiielles. Cependant Louis fut si content du Cardi-nal, qu’il partit pour Lyon, aussitôt que la saison le permit, afin d’êtreplus proche de son Armée & de son Ministre, lequel avoit résolu de serendre maître de la Savoye (a).

Le Duc de On a blâmé le Cardinal, comme si le bonheur imprévu de la prise deMantoue Pignerol, lui avoit fait abandonner son premier dessein, qui étoit dedevtentpat- socourir le Duc de Mantoue, pressé de tous côtés, pour s’emparer de lafetir ^dÍT àvoye; effectivement le Roi y entra Sc s’en rendit entierement maître,'Etats , C fJr excepté de Montmelian (b). II est néanmoins três-vraisemblable que lele Traité de Cardinal, qui négocioit un Traité à Ratisbonne , espéroit qu’au pis aller,Ratûben . il procurerait la restitution du Mantouan en rendant la Savoye; & quesi, nonobstant ce delai, il pouvoit secourir Casai, cela pourrait influerbeaucoup sur le Traité. II n’y a cependant gueres lieu de douter, quequelles qu’ayent été ses idées, les intérêts de la Couronne Sc de son Mi-nistère emportoient la balance. Les Troupes Françoises remporterentquelques avantages en Italie; mais les négociations du Signor Jules Maza-rin furent bien plus utiles ; après avoir été Capitaine de Cavalerie, on levit paraître pour la premiere fois fur le théâtre du Monde, comme Ecclé-siastique & Politique ; il fit conclure une suspension d’armes, à conditionque Casai serait rendu, si la Place n’étoit secourue avant la fin d’Octobre(c). Ce qu’il y eut de plus avantageux pour les vues du Cardinal, ce futla mort du Duc de Savoye, qui fit perdre aux Espagnols leur plus fideleAllié. II ne laissoit pas d’avoir encore de grandes difficultés à surmonter.Le Duc de Montmorenci avoit conduit un secours de huit mille hommesen Italie, qui se fondirent en quelques mois, à son retour il fut remplacépar Marillac, à qui le Roi avoit donné le bâton de Maréchal de France àAlais (d). II étoit néanmoins très - difficile d’exécuter les ordres du Roi,qui étoit retourné 3 Lyon, où le Cardinal l’avoit suivi ; il falloic traverserle Pays ennemi pour aller au secours de Casai. Les Maréchaux de la For-ce , de Schomberg & de Marillac se virent pourtant obligés de l’entrepren-dre. Heureusement le Traité de Ratisbonne les tira de peine ; par ceTraité TEmpereur s’engageoit à donner au Duc de Nevers Tinvestiturede Mantoue, Sc les hostilités dévoient cesser dans quinze jours (e). MaisT Armée Espagnole étant encore devant Casai, demandoit qu’on exécutâtla capitulation ; Mazarin fut encore obligé de s’entremettre, avec plus de

dan-

(e) riist. de Richelieu T. I.p. 494,495. (<i) Mem. de Rrlenne l. e.

'(0) Mem. de Brienne /. c. (e) Hiíl. de Richelieu L c. p, 507. Ft *j

sc) flist. de Richelieu ubisup. p. 503,504. Urio Siri T. VII. p. 230.