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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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Z 2 r HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII.

Section rite, y entendoic quelquefois, pu feignoit d’y ajouter foi. De l’autre côte ,xii. i e Cardinal le prioit instamment de considérer par quelles voies il lui avoit

Suite du sà recouvrer son autorité, qui étoit entre les mains de la Reine, deLouísXiil. fes Favoris & des Princes du sang ; la prédilection qu’elle avoit pour lejusqu’à sa Duc d’Orléans ; ses liaisons avec la Cour d’Efpagne ; l’incapacité de sesmort. Créatures pour le manîment des affaires, & l’embarras où fa Majesté íe

■-— trouveroit, si une fois elle tomboit en de pareilles mains (a).

Ils rétablit Tout ce que le Roi put faire pour son propre repos ce fut de re-coítre toute mettre la décision de la querelle jusqu’à ce qu’il fût à Paris. II travaillaespérance je tout son pouvoir à réconcilier sa Mere avec Je Cardinal ; la Reine yuufpuìt consentit enfin, on fixa-le jour, que le Ministre & sa niece viendroientsmt \ue lui demander pardon. Madame de Combalet entra la premiere & se jettajamais, aux pieds de la Reine, qui au lieu de lui pardonner, l’accabla d’injures &de reproches. Le Cardinal fut traité de la même façon, ce qui étonna-fort le Roi ; le Cardinal se contenta de dire à la Reine, qu’il l’avoit servieassez longtems, pour savoir qu’elle ne pardonnoit jamais, & qu’ainsi pourne causer pas de peine au Roi, il demandoit à se retirer & à résigner íesemplois (-). Le Roi tout éperdu sembla y consentir, mais pour avoir letems de faire ses réflexions, il s’en retourna, & alla ensuite à Versailles,,c’étoit le n de Novembre. Tout le monde s’empressa à faire fa cour auLuxembourg à la Reine-Mere, pleinement persuadé, qu’elle seroit la Maî-tresse. Dans ces entrefaites, Saint-Simon, Favori du Roi, fit entendre-à ce Prince, que la Reine - Mere n’avoit point oublié la mort du Maréchald’Ancre, qu’elle consultoit perpétuellement les Astrologues fur le tems defa mort, que le plus grand crime du Cardinal étoit son trop grand attache-ment à son Maître. Louis fit alors venir son Ministre, lui fit connoitreses ennemis & ce dont ils l'accusoient, en ajoutant, qu’il vouloit que leCardinal continuât à le servir > & qu’il le maintiendroit contre toutes les'intrigues de ses ennemis. Aussitôt que cela fut public, le Palais de la Rei-ne se trouva désert, ce qui fit donner à ce jour le nom de Journée des Du-p es {c). Vautier fut envoyé à la Bastille, on ôta les sceaux à Marillac,& il fut arrêté, le Maréchal eut le même sort dans l’Armée qu’il comman-doit, Madame du Fargis fut chassée honteusement de la Cour,- la Reine-Mere elle-même fut obligée de dissimuler pour ne pas avoir le mêmefort. Mais bien qu’on gardât toutes les bienséances avec elle, elle vit bienqu’elle avoit perdu la partie, que le Cardinal étoit maître de l’esprit duRoi, & que ce Prince la craignoit plus qu’il ne l’aimoit. Si au lieu des’amuser à recevoir des complimens, elle avoit íùivi le Roi à Versail-les, elle auroit triomphé.

Le Cardi - Au milieu de ces troublés & de ces divisions de la Cour, le Cardinalnul gagne travailloit avec toute l’appiication & l’activité possible aux affaires d’Etat.

à commencement de l'année i6zi. il conclut un Traité avec le Roi degne £? à'î- Su_ e de, par lequel la France s’engageoit à payer à ce Prince quatre-censtalie centre mille écus par an, qui de son côté devoit agir avec une Armée de tren-

(d) Hist. de Richelieu. Richelieu L aï.

(h) Mem. de Brienne T. IL Hist. de (c) Renault & ali