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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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S 2 6 HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII.

Sïction le Chef. En qualité d’Ecclésiastique, il fat obligé d’avoir une dispense dexii» Rome, pour aflist £r à une affaire où il s’agiífoit de la vie ,• mais nous ignorons

Suîte à d’où il eut la dispense pour être Juge d’un Seigneur, du Pere duquel il

LouisXIII» avoit été Page Les Commissaires condamnèrent le Duc comme criminel dejusqu’à fi Leze-Majeíté, & malgré Tintercession de toute la France, il fut décapitémort. à Touioule le 30 d’Octobre (a). C’étoit un des Seigneurs les mieux faits,~~ " T les plus aimables & des plus illustres du Royaume. II mourut avec autanti Toulouse ..courage que de marques de pieté, ferme fans férocité , humble fanscrainte ; il chargea son Confesseur de demander pardon au Cardinal de sapart. Mais s’il est vrai, qu’il eut été le premier qui avoit informé le Roide la Cabale de Lyon, il n’avoit nullement besoin de demander pardon ; &cela prouve que si le Cardinal avoit de grandes qualités, la reconnoissancen’étoit pas de ce nombre. Monsieur qui étoit à Tours, & qui s’étoit con-tenté d’envoyer un Gentilhomme pour demander la vie du Duc au Roi,écrivit à ce Monarque une Lettre, où il lui diíbit, qu’il auroit rachetéla vie de Montmorenci aux dépens de la sienne (b) ; après quoi poursoutenir son caractère inconstant, il se retira une seconde fois en Flan-dres; s’il l’avoit fait plutôt, il auroit peut-être sauvé M. de Montmo-renci , il est vrai qu'on peut dire pour l’excuser, que ce fut l’espérancede le sauver, qui engagea Monsieur à prendre le parti de la soumission.Le Roi pour faire voir que la Justice seule l’avoit porté à la sévérité,donna tous les biens de Montmorenci au Prince de Condé ( c ), qui avoitépousé sa sœur, ce qui le rendit fort riche, de pauvre qu’il étoit.Carattere Pendant que la Cour étoit en Languedoc, la Reine-Mere envoya dixàtia Reine » hommes résolus pour enlever Me. de Combalet, niece du Cardinal, maisDuctfo* a y ant été découverts, ils furent arrêtés. Le Roi écrivit lui-même à cettelíqns. T ' Dame, pour lui témoigner qu’il se réjouiísoit de ce qu’elle avoit heureuse-ment évité un si grand danger, ajoutant que si le complot eut réussi, ilseroit allé dans les Pays-Bas la demander à la tête de cinquante mille hom-mes (d). Quand Monsieur arriva à Bruxelles, fa Mere en étoit partiepour ne le pas voir ; elle étoit mécontente de ce que par le Traité de Be-ziers, il s’étoit engagé à n’entretenir aucun commerce avec elle & avecses adhérens, la vérité est qu’elle étoit gouvernée par le P. Chanteloube ;& si l’on fait réflexion fur ces deux traits, on reconnoitra le caractèrede la Mere & du Fils, passionnés l’un & l’autre de gouverner , ils nepouvoient souffrir que d’autres gouvernassent, & néanmoins ils étoientincapables de se gouverner eux-mêmes, & se servoient du pouvoir qu’ilsavoient pour satisfaire les inclinations & les passions des autres ; íe haïs-sant réciproquement à cause de cette disposition, qu’ils appercevoient l’unchez l’autre, fans la voir en eux-mêmes. Vers la fin de Tannée, c’est-à-dire le 16 de Novembre, les Suédois perdirent le grand Gustave-Adolpheleur Roi, <St ne laissèrent pas de gagner la bataille de Lutzen. Nous avons

(d) Mem. de Brienne T. II. p. 85. Mein. L. XVI.de Beauvau p. 27 & al. ( c ) Les Auteurs cités.

(b) Lettre de Gaston au Roi, datée de (d) Vittorio Sirì T. VII. p. S 7 S > 57 §-Montereau - Faut - Yone le 12 Novemtìre Le Vajfor 1 . c. p. 413.

1632 dans Bernard Hist. de Louis XIII.