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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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HISTOIRE DE FRANCE Liv. XXIII. 32?peu ou point parlé des victoires de ce Prince, quoiqu’elles eussent été rem- Sbctiowportées en grande partie par les secours d’argent & pour l’avantage de la xii.

France, parceque nous serons obligés d’en traiter plus amplement dans une ,i uautre partie de cette Histoire, il est néanmoins absolument nécessaire de LouísXiirrapporter de cette guerre,ce qui peut servir à développer la Politique du jusqiïàfa 'Cardinal de Richelieu,à faire connoitre quels avantages on en retira, &

à nous mettre en état d’en faire voir clairement les conséquences, ce --

qui ne peut se faire commodément ailleurs.

Depuis bien des années il y avoit eu des démêlés entre la Maison d’Au- politique dstriche & la France; & quoiqu’on eut quelquefois pris les armes, elles ne- Richelieutoient proprement ni en paix, ni en guerre. D’une part le Roi se plaignoit * nfefantcn -que l’Empereur, mais surtout l’Espagne , avoient assisté secrètement lesHuguenots, fomenté des intrigues & même des conspirations en Fran- vimtìre,,ce, Ôc donnoient actuellement retraite à la Reine-Mere & au Duc d’Or-léans, & que l’on avoit fourni des Troupes & de l’argent à ce Princepour fa derniere entreprise. D’autre part la Maison d’Autriche se plai-gnoit avec autant de raison , que le Cardinal avoit aHisté ses ennemispar tout, & particulièrement qu’il avoit fomenté la guerre en Allema-gne , & avoit empêché les Hollandois de faire la paix. Les disputesde Religion avoient donné lieu à une Ligue Catholique & à une LigueProtestante dans l’Empire. L’Empereur étoic le Chef de la premiere, oùé toient entrés l’Electeur de Bavière , les Electeurs Ecclésiastiques & lesPrinces spirituels en général, un petit nombre de Princes Temporels &quelques villes. Dans la Ligue Protestante étoient les Electeurs de Saxe,de Brandebourg, Palatin , les Ducs de Brunswick, de Wirtemberg deMecklenbourg & de Poméranie,le Landgrave de Hesse, & presque toutesles riches villes de commerce. Cependant l’Empereur & ses Alliés avoienteu tant de bonheur, que les Protestans auroient suivant les apparencesété accablés, si la France, ou pour mieux dire le Cardinal de Richelieune s’en fût mêlé. On a vu, que tant que le Connétable de Luynes a-voit été en faveur, il avoit préféré ses intérêts particuliers & ceux defa Famille , à ceux de l’Etat , & qu’il avoit sacrifié l’Electeur Palatin ,qui avoit pris le titre de Roi de Bohême, tandis que si ce Prince avoitété secouru tout de bon, il auroit certainement conservé son Royaume& maintenu la liberté de l’Allemagne. Quand Richelieu entra dans leMinistère, le premier étoit déja perdu, & la seconde en grand danger.

Il ne convenoit pas d’entreprendre une guerre, mais il distribua l’argentsi à-propos & fournit en même te ms des prétextes si spécieux, qu’il en-gagea quelques unes des Puissances Catholiques à embrasser la neutralité,

& par le Traité dont nous avons parlé, il porta les Suédois à agir si puis.íàmment & fi heureusement que la face des affaires changea entierement,

Gt que dans l’espace de deux ans & demi que Gustave-Adolphe fut enAllemagne, il battit les Bavarois & les Impériaux trois fois, & soumit laPoméranie, la Basse Saxe, la Franconie, la Bavière, le Palatinat & l’E-lectorat de Mayence. Tel étoit l’état des affaires, quand ce Monarque futhié («) ; par son courage héroïque & par son habileté il avoit ranimé les00 R^ffendorf introd, à l’Hiíï. Vìltorio Sìri T. VU. Auheri L.. IV.