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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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XII.

Suite du

338 HISTOIRE DE FRANCE Liv. XXIII.

gé de rechercher son amitié par desmaniérés opposées, chose assez diffi-

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cile ; pour gagner ce Prince, Je Cardinal ordonna à l’Ambassadeur de Fran-ce de donner à Frédéric-Henri le titre d’Altesse, au lieu de celui d’Excel-jouísxni.lence; il fut.assez heureux de réussir, ce qui fut très-avantageux à la Fran-jusqu’à sa ce, & contribua à la tirer de rembarras où elle se trouvoit (a),mort. Les affaires des Suédois n’alloient pas trop bien en Allemagne, quoique

le Duc de Weymar défit les Troupes du Duc de Lorraine dans le mois deffAliema- J u * n ’ L’Empereur Ferdinand II. étant mort, la France fit difficulté degne ê? dis- reconnoitre son fils Ferdinand III, bien qu’il eût été élu Roi des Romainssolution de dans toutes les formes ; mais quand on vit que personne ne suivoit cetla Ltgue exemple, & que les autres Princes desapprouvoient ce procédé, il fallutrenoncer à l’opposition (L). Du côté de l’Italie les affaires tournèrent mal.Le Duc de Parme étoit assiégé dans Plaisance, & les François ne sachantcomment le dégager, il fut obligé d’accepter les conditions que les Espa-gnols lui offrirent, qui étoient assez raisonnables ; par là & par la mort desDucs de Mantoue & de Savoye, la Ligue d’Italie se trouva rompue (5).Le Cardinal n’en fut pas fort fâché, pareeque cela le mettoit en état d’é-pargner, & les fraix indispensables de la guerre montoient si haut, quel’œconomíe devenoit également nécessaire & difficile. II ne laissa pas d e-tre extrêmement sensible à la perte de la Valteline, & avec juste raison,puisque c’étoit uniquement par sa faute.

Le Bue de II haïffoit le Duc de Rohan, & bien que ce Seigneur eût servi leliohan oUi- Roi avec autant de fidélité que de succès, on n’avoit aucun foin de luigéd'aban- env 0 y er de l'argent ; ce qui étoit tout ce qui lui manquoit pour mettreles affaires de ce côté-là fur un pied favorable. Les Grisons, à qui ildevoit un million pour leur paye , entrerenc en négociation avec lesEspagnols pour obliger le Duc à évacuer la Valteline. II les engageanéanmoins à lui donner deux mois, & par faveur spéciale il obtint uneprolongation de deux autres mois, mais le Cardinal ne voulut pas lui en-voyer d’argent, & ne daigna pas même lui répondre. Dans cette extré-mité , fa prudence lui suggéra un expédient pour sauver son honneur &les Troupes du Roi son Maître, il s’engagea à sortir du Pays en un cer-tain nombre de jours, & se constitua pour otage de l’accomplissement dela convention; par là tout le blâme retomba sans contredit fur le Car-dinal, & l’honneur du Duc fut à couvert (d).

Ltslslts de La Flotte fut plus heureuse cette année, que la précédente, quoiqu’elleProvence à encore commandée par le Comte de Harcourt & par l’Archevêque deBourdeaux. Après avoir fait une descente en Sardaigne à la fin de Fé-vrier, le Comte en fit une dans l’ifle de Sainte Marguerite à la fin dumois de Mars, & aiant chassé les Espagnols des Forts avec perte, il lesobligea d’abandonner cette líle & ensuite celle de Saint Honorât; ce quise seroit peut - être fait dès l’année précédente, si s Archevêque de Bour-

se d aban-donner laValteline.

reprises.

(d) Auberi Mem- de Hollande.

(b) Le Vajsor Iiíst. de Louis XIII. T.IX. ?> >28.

(c) U VflJJor, Griffet & al.

(d) Manifeste du Duc de Rohan fur 1 s 3affaires des Grisons & de la Valteline. A^leri Vie de Richelieu L. V. Ch, 58, AWBist. Vctieta L. X. 1037.