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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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XII.

Suite dtirégné deLouisXIILjujqu’à samort.

344 HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII.

tier de la guerre fous Gustave - Adolphe , mais son Armée étoit á luibien qu’à la solde de la France ; elle étoit composée de toutes forces denations, mais principalement d’Allemands. Vers la fin de j’année i6z8elle étoit diminuée, mais au Printems de Tannée suivante, il la rétablit <Lla grossit par la réputation de fa générosité, de son équité, & des égardsqu’il avoit pour le mérite. Le Comte de Guebriant & le Vicomte de Tu-renne avoient servi sous lui, ôc étoient tout à la fois ses Lieutenans & sesEleves. Par un article secret du Traité fait avec lui, il devoit avoir T Al-sace avec une pension considérable. II avoit envie de garder Brisach, pourse faire une Principauté en y joignant d’autres Places des environs. Ce-la ne plaísoit nullement au Cardinal, qui vouloit avoir Brisach pour laFrance; il pressa le Duc de venir à Paris afin de prendre des mesures pourla campagne prochaine ; mais Weymar n’y voulut pas entendre, fous pré-texte que les Impériaux fesoient de grands préparatifs pour Taccabler, &qu’ainsi ce n’étoit pas un tems propre à faire des voyages. Le Comte deGuebriant eut ordre de lui toucher quelque chose de Brisach , pour lavoirs’il ne voudroit pas vendre cette Place, ou prendre en échange la Franche-Comté, qu’on lui aideroit à conquérir, & qu’on lui feroit assurer par unTraité de paix. Le Duc lui, répondit brusquement, que demander à unefille vertueuse sa virginité & à un brave homme son honneur , c étoit la mêmechose (a). II ne lailíà pas d’envoyer le Colonel d'Erlach à Paris pour reglerles.opérations de la campagne. Le Cardinal tira parole de lui que 11 leDuc venoit à mourir, il remettroit Brisach à la France pour une cer-taine somme. Au retour de cet Officier , le Duc ouvrit la campagnedès le mois de Janvier, & s’empara de plusieurs petites Places, mais le18 de Juillet il mourut à Neubourg, après une courte maladie (b). IIn’est gueres douteux qu’il ne soit mort de poison, & il est certain aussique le Cardinal ne fut pas fâché de fa mort ; mais il ne s’ensuit pasdelà que ce soit lui qui Tait fait empoisonner, bien que quelques Histo-riens l’ayent soupçonné. Ce Prince mourut à Tâge de trente-six ans,il donna par son Testament ses conquêtes à celui de ses freres qui envoudroit prendre possession fous la protection des Couronnes de France& de Suede. A Tégard de T Armée, il ordonna qu’après fa mort elle feroitcommandée par le Major-Général d’Erlach, le Colonel Ohem, le Comtede Nassau & le Colonel Roscn. La France, après bien des négociationsconclut un Traité avec ces Directeurs j en vertu duquel le Major-Générald’Erlach remit Brisach pour la somme stipulée, comme un autre Officier fitFribourg, mais Tun & Tautre demeurèrent Gouverneurs de ces deux Pla-ces, avec des Garnisons moitié Françoiscs & moitié Allemandes. L’ElecteurPalatin, qui afpiroit au commandement de T Armée, partit d’Angleterrepour s’y rendre, mais il fut arrêté en France, par où il voulut passer inco’gnito , & le Cardinal engagea les Directeurs à recevoir le Duc de Longue-ville pour leur Chef (c I.

II

(s) Hist. de Richelieu t. II, p. 397, (b) Le même, p. 359.

598. (ó L e wême p. 405.