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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII. S73(a). On l’accusa d’avoir fait une entreprise contre la vie du Cardinal, Sectionmais il soutint qu’on n’avoit eu d’autre dessein que de l’intimider. Quel- xiu.les que fussent ses vues cette affaire lui ôta & à fa Famille toute préten-tion à la faveur. Le Duc de Vendôme son pere, & le Duc de Mer- j u j q ^ à la "cœur son frere aîné eurent ordre de se retirer dans une de leurs Maisons paix <ksde campagne ; & peu après Madame de Hautefort & la Duchesse de Che- Pyrenus.vreuse furent encore disgraciées (b). La Reine semoir assez que le poidsdu Gouvernement étoit trop pesant pour elle, en forte qu’au bout dequelque tems elle s’en déchargea entierement fur le Cardinal ; ce Ministrelui persuada de se .désister de la résolution qu’elle avoir prise de dépouil-ler les parens & les amis de son Prédécesseur.' II lui dit, que c’étoienten général des personnes de mérite, qui avoient rempli les postes qu’ilsoccupoient avec honneur ; que c’étoit de fa Majesté feule qu’ils pouvoientespérer de la protection, & dévoient par conséquent lui demeurer atta-chés; qu’en leur ôtant leurs emplois, elle ne pourroit aisément les don-ner à d’autres, qui s’en acquittassent mieux, & qui lui obéissent plusconstamment. La Duchesse d’Aiguillon, à qui son oncle avoir assuré legouvernement du Havre de Grâce, témoigna à la Reine tant de respect& l’assura si fortement d’une fidélité éternelle, que peu à peu elle entratrès-avant dans fa faveur (c). Mais le Chancelier, le Surintendant desFinances & Chavigni son fils ne laissoient pas d’être encore les objets duressentiment de la Reine. A l'égard du Chancelier, le Cardinal • repré-senta si vivement le service qu’il avoir rendu dans le Parlement au sujetde la Régence , que la Reine fe détermina enfin à le souffrir ; maisBourhilier eut ordre vers la fin de Tannée de fe retirer; & la place deSurintendant des Finances fut donnée au Président le Bailleul (d ), hom-me d’une intégrité incorruptible, mais trop doux pour cet emploi; parcette raison on lui donna pour adjoint d’abord M. d’A vaux, & ensuiteM. Emery. Cela fut avantageux au Chancelier, car si on lui avoir ôtéles sceaux on les auroit donnés au Président, M. Chavigni eut ordre de fedéfaire de fa charge de Secretaire d’Etat. La Reine le haïssoit à cause deslimitations contenues dans la Déclaration du feu Roi, tandis qu’il croioitavoir bien mérité en empêchant qu’il n’y en eût davantage, à quoi le Roiavoir été très-porté. Le Cardinal Mazarin lui avoir de grandes obliga-tions , & peut - être fe seroit - il intéressé avec plus de chaleur pour lui, sifa capacité eût été moins connue, ou qu’il eût eu moins d’expérience dansles affaires. Sa place fut donnée au Comte de Brienne (e), qui avoir ven-du la sienne ; pour garder néanmoins quelques mesures avec M. de Ciyvi-gni, le Cardinal lui procura l’entrée au Conseil. En conséquence des Pré-liminaires signés à Hambourg MM. de Longueville, d’Avaux & Servien,allerent en qualité de Plénipotentiaires en Allemagne en passant par la Hol-lande (/).

(a) Mein. de MottevilleT.I.p. 167 > 187- (à) Mem. de Brieune ubi fup. p. r8r.

(b) Henault p m. C60. Mem. de Mot- (î) Les mêmes, p. 185.

teville T. 1. (/) Abrégé Cbronoi. de l’Hiít. de Frai*-

(Ò Me.n. de Motteville 1 . c. Riencmrt ce T, XU. p. 252.

Hia, de i-ouis XIV.

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