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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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S 8o HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII.

Section Link, qu’il prit encore dans le même mois, aiant été blessé dans l'attaqnSXW (a). Les deux Maréchaux attaquèrent ensuite Bourbourg, qui se ren-LouísXiv au bouc de dix jours, & la garnison resta prisonnière de guerre.jusqulì z«*Menin, Bethune, Lilers suivirent, pendant que le Prince d’Orange étoicPaix des occupé au siégé deHulst, Place forte & importante. Les Espagnols lePyrénées. vo i a nt occupé, assemblèrent toutes les forces qu’ils avoient en Flandres ,

' '—pour reprendre quelques-unes des Places qu’ils avoient perdues; ils y réus-

sirent, car ils reprirent Cassel & Mardyk (L); mais d’un autre côté lePrince d’Orange prit Hulst le 14 de Novembre, après quoi les Arméesentrerent en quartiers d’hiver.

Nouvelles Cependant le Cardinal se trouvoit tous les jours en de nouveaux em-aveclePar barras avec le Parlement ; souvent il ne s’agissoit que de bagatelles, desortelement , U qu’il étoit visible que ce grand & puissant corps prenoit plaisir à troublerslatro ca«-& à embarasser son Ministère. II ne laissoit pas d’avoir quelques amis,Jesdel'am- q U j lui confeilloient d’agir avec vigueur, & de faire sentir au Parlement,Cardinal* si ue siuoiqne les Rois soient mineurs, l’autorité Royale ne se ressent pointim ' de leur jeunesse & est toujours la même, & q u'aiant déclaré la Reine feuleRégente, ils lui dévoient la même obéissance que ses autres sujets. Maisle Cardinal consideroit qu’il étoit étranger, qui n’avoit d’autre appui quela Reine; il n’avoit pas de justes idées de la constitution de la France, &adoptoit implicitement ce que les autres lui en disoient ; d’ailleurs il avoitaussi plusieurs faux amis, qui ou prenoient plaisir, ou avoient intérêt à levoir embarrassé, desorte qu’il ne savoit quel parti prendre. La Reine nemanquoit pas de fermeté, au contraire dans les audiences qu’elle donnoitaux Députés du Parlement, elle marquoit beaucoup de résolution L dedignité, <L le Chancelier fesoit fort bien son devoir dans ces occasions.Les Parlementaires ne lai Isolent pas de gagner quelque chose à chaque dis-pute , ce qui les encourageoit à en susciter une nouvelle , aussitôt que l’au-tre étoit terminée. A s égard des levées d'argent, on jugea à-propos defaire agir le Roi lui-même; il vint en personne tenir son lit de justice,Aconformément à la coutume, les Edits furent enregistrés par respect pour laprésence da Roi, sans opposition (c). Pour tirer Je meilleur parti possiblede cet expédient, le Roi porta dix-neuf Edits Buríaux en même tems ; celafournit une si belle occasion, que l'Avocat Général Orner Talon sic undiscours éloquent & hardi, auquel la Reine, plus attentive au spectaclequ’à l’iœportance de ce qui se passoit, ne put s’erapêcher d’appiaudir (d);ce ne fut"pas aussi fans bien des complaisances, qu’une affaire de si grandeconséquence passa, & encore même avec bien des difficultés. Le Cardi-nal n’étoic pas moins embarrassé des Négociations à Munster ; les Espa-gnols y travaiiloient assidûment & avec beaucoup d’adresse à détacher lesÉtats Généraux de la France, & ('Empereur en fesoit autant à legard desSuédois. Mazarin fit paroitre plus d’habíleté fur cet article » óc avec l’assi-

(a) Híst. du Maréchal de Gafïïon, T. CO Metn. d’Orner Talon T. III.

III- P- 11 5- O'c. du Trait. ìà). Mein. de iVIotteville T. I. p. Zir,

(b) Mem. de Bussi Rabutin T. I. p. 78 , 3'»-

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