Buch 
31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
Seite
381
JPEG-Download
 

HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII. 38r

Rance du Comte de Brienne, il mit les Plénipotentiaires de France en étatSECTioiïde lier bien leur partie avec leurs Alliés (a). Xiu.

Ladislas Roi de Pologne aiant demandé la Princesse Marie de Gonzague Louisxíven mariage, le Traité fut bientôt conclu, & le 6 de Novembre les Am j u s qu 'à i a 'bassideurs Polonois épousèrent la Princesse au nom de leur Maître ( b). Paix desLa Maréchale de Guebríant la conduisit en Pologne, & fut la premiers & Pyrénées.peut-être sera- 1 -elle la derniere, qui eut le titre d’Ambassadrice, qu’elle ' . ; '

soutint très- bien.. Quelques mauvais contes avoient passé â Varsovie avant ^ IsfYm-elle, <L avoient fait tant d’impreíììon fur l’esprit du Roi qu’il avoit presque ce jj e Marieperdu l’envie de se voir marié; mais i’Ambaíiadrice ménagea si bien las* de Gonza -faire que non seulement elle vit la Princesse sur le trône, mais que le Roi.£“ e b ^conçut pour elle - même une si haute estime, qu’il voulut qu’on lui rendit lesmêmes honneurs, qu’on avoit fait à l’Archiduchesse (Ai avoit amené fapremiers femme en Pologne (c). Cette même année f héritiers de l’il-lustre Maison de Rohan épousa le chevalier Chabot, descendu de l’Amiralde ce nom, qui n’étoit rien moins que riche. La mere de cette Demoi-selle en fut si irritée, qu’elle fit paroitre un jeune homme, nommé Tan-crede, qu’elle assuroit être son fils & celui du Duc de Rohan, & par con-séquent le légitime héritier de la Famille ; cela donna lieu à un long pro-cès , qui fut décidé en faveur de fa fille, contre un fils qui paroissoit dansune circonstance si critique (d).

Louis XIV. aiant sept ans accomplis, on jugea qu’il étoít tems de le re- Le Roi esttirer des mains des femmes. Mais comme l’éducation de ce Prince étoit tiré desde la derniere conséquence pour la Reine & pour son Ministre, on jugea mains díSa-propos de la confier au Cardinal lui-même, qui fut créé par LettresPatentes Surintendant de I éducation du Roi ( c). Le Marquis de Vifleroi, de Viileroicréé Maréchal, fut nommé son Gouverneur, & l’Abbé de Beaumont, est nomméplus connu fous le nom de Peréfixe , depuis Archevêque de Paris, sor sonGouvcr-Précepteur (/). Mais soit que ce fût par la faute de ce dernier, comme neur ‘on le prétend communément, soit qu’effcctivement le Roi n’eûc pas de I<54 'disposition à apprendre les langues, il est certain qu’il ne fit pas grandprogrès dans ce qu’on appelle les Sciences ; mais d’autre part il n’est pasmoins certain , qu’il apprit par la conversation du Maréchal de Viileroi <Scdu Cardinal même, ce qu’il convient le plus à un Roi de savoir, qu’il s'ac-coutuma à penser avant que de parler, & à juger des personnes & desaffaires fans préjugé & fans passion. La calomnie a imputé à la Reine &au Cardinal le deíìèin de l’élever dans l’ignorance, pour le gouv erner plusaisément, & pour demeurer plus longtems les maîtres ; mais rattachement duRoi pour le Cardinal, son affection & son respect pour le Marée hal deViileroi semblent détruire des soupçons de cette nature. 11 est certain quele Cardinal sentoit lui-même les défauts de l’éducation du Roi ; ma i s q U ’ e n

fa’) Négociations sécrétés de Munster (d'j Mem. de Motteville uìiì fup.p qi♦ .

&c. T. 1 . («) Les mômes. p. 347. J F H

(è) Mem.de Motteville T. I. p 319-321. (/) De Voltaire , Siecle de Louis XIV.

(c) Les mêmes p. 337-340. Henault p. T. II- p. 4. Berlin 1751 in 12.

«i- 077.

Bbb 3