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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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HISTOIRE DE FRANCE, Liv. XXIII. 5 s s

îages, dont il tua une partie, & fit prisonnier ou chassa le reste (a), A Sectionl’ouverture de la campagne le Duc d’Orléans commandoit l'Armée, aiant Xiu.fous lui le Duc d’Erguien avec les Maréchaux de Gassion & de Rantzau (b). LofuxivL’Armée étoit de trente mille hommes, avec laquelle ils investirent vers la jufau’c l la 'mi-Juin Courtrai (c). Les ennemis au nombre de vingt-cinq mille hom- Paix desmes, étoient commandés par le Duc de Lorraine & les Généraux Bec & Py m ^ !S -Lamboi ; ils se campèrent fi proche des François, qu’ils se eanonnoient de ""part & d’autre avec assez de succès. L’Abbé de la Riviere qui ne quittoicpas Monsieur, n’étoit nullement à son aise, ik le fesoit voir si fort danstoutes les occasions, & fa timidité influoit tellement, que la réputation deson Maître en souffrit. La Place ne laissa pas de se rendre le 28 de Juin,après quinze jours de tranchée ouverte (d). L’Armée Françoise aiant jointensuite celle des Hollandois, le Duc de Lorraine se retira sous le canon deBruges. On s’attendoit à de grands exploits, après la jonction des deuxArmées, & elles auroient pu effectivement faire quelque chose de considé-rables, si les Etats-Généraux & le Prince d’Orange mëme n’eussent changéde fentimens, & n’avoient conçu autant d’ombrage de leurs Alliés que deleurs ennemis. Après quelques disputes pour le commandement, ils se sé-parèrent ; on ne laissa que six mille François fous les ordres du Maréchal deGrammont avec le Prince d’Orange ; le reste de F Armée Françoise marchavers Courtrai, & peu après assiégea BergueSaint-Vinox, qui se rendit aubout de trois jours. La prise de cette Place facilita Je siégé de Mardyk ,qui fut fort meurtrier , pareequ’on ne pouvoit l’investir entierementdu côté de Dunquerque, desorte que la garnison étoit relevée aussifacilement, que les Troupes Françoises dans les tranchées. On ne l’auroitcertainement pas prise, si les Hollandois pour sauver les apparences, aprèsavoir différé autant qu’ils avoient pu, n’avoient envoyé Tromp avec leurFlotte devant Dunquerque; cela obligea bientôt la Place de capituler, cequ’elle fit le 24 d’Août, & la garnison resta prisonnière de guerre (c). LeDuc d’Enguien se signala à ce siégé, & y fut même blessé, ce qui n’em-pêcha pas le Duc d’Orléans de lui laisser le commandement de l'Armée,pareeque son Favori lui avoit persuadé de retourner à la Cour. Ce chan-gement effraya tellement les Espagnols, que le Marquis de Caracene seretira avec ses Troupes avec tant de précipitation, qu’il abandonna Fumes,

& par là facilita l’exécution du projet du Duc d’Enguien, qu’il avoit cachéjusques là avec foin, & qu’on vit alors qui étoit le siégé de Dunquerque.

8on Armée étoit si fort diminuée, qu’elle n’étoit plus que de dix mille Fan-tassins & de cinq mille chevaux ; toute son Artillerie consistoit en quinzepièces de gros canon & quelques pieces de campagne. II y avoit dansDunquerque une garnison de deux mille cinq-cens hommes de pied &

«e trois-cens chevaux, commandée par le Marquis de Leide. Le Ducd’Enguien, malgré toute la diligence possible, mit trois semaines à finir

(a) Abrégé Chronol. de l’Hist. de Fran-ce 1. XII. p. 285Qjj Meni. de Puysegur p. rzr.

(c) Metn. de Motteville uliJup. p. 367.

Tome XXXI.

(H Mein. de Puysegur p. 252, Mein, deBuSì Rahutin T. I. p. jo8(-) Mem. de Puyíegur p. 254.

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