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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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HISTOIRE DE FRANCE. Lïv. XXIII. 4o pïe Maréchal de Turenne firent tout ce quon pouvoit attendre des plus Sz ctiomgrands Capitaines («). Cependant le Maréchal de la Ferté aiant paru, le xm.Prince étoit perdu , si Brousse! par ordre de Mademoiselle navoit fait tirer LouuxiVle canon de la Bastille sur lArmée du Roi, dans le même tems quon ouvroit j u sq U 'à i a 'la pore de Saint Antoine aux Troupes du Prince, ce qui mit fin au com- derbat. 11 périt beaucoup de braves gens de s un & de lautre Parti, le Car* F'j rené se.dinal y perdit son neveu. Le Prince se vanta de la victoire, parcequil ' '

resta maître de Paris. Lui & le Duc dOrléans firent un usage immodéréde leur pouvoir ; pour mettre les Parisiens dans une dépendance absoluecomme du tems de la Ligue, on tint une Assemblée générale à lHotel deville; pendant quon y délibérois toute forte de gens en armes vinrent atta-quer lHotel de ville, mirent le feu aux portes, tuerent beaucoup de per-sonnes de tous les Partis, & firent racheter cherement à dautres leur vie(b). On na jamais bien su qui fut sauteur de cette violence ; ce quil y ade certain cest que M. le Prince auroit pu larrêter, quon ly sollicita &quil ne le fit point. Le Parlement ne laissa pas le 20 de Juillet de déclarerle Duc dOrléans Lieutenant - Général de la Couronne, & le Prince Géné-ral des Armées, pour remettre le Roi en liberté, le Cardinal Mazarin letenant, disoit - on captif (c). Le 6 dAoût le Roi donna une Déclarationpar laquelle il transféroic le Parlement à Pontoise, ce Prince étoit alors. Laplupart des Présidons & une vingtaine de Conseillers obéirent. Le Gardedes Sceaux à leur tête demanda au Roi avec instance déloigner le Cardinal.

On fit une longue réponse, qui étoit une apologie fort travaillée de ceMinistre, mais qui sinissoit par consentir au départ du Cardinal. Le 19dAoût il partit pour Sedan (d) , laissant les affaires de lEtat encre lesmains du Prince Thomas de Savoye & le commandement de lArmée auMaréchal de Turenne.

La derniere sédition avoit fait perdre aux Princes laffection des Parisiens; Le Princeil ne restoit à Paris que la lie du Parlement, & encore étoit - ce par force de Coudéquil fesoit ce quils exigeoient. La Cour ne laissoít pas dêtre dans la sf taia «t»;plus grande inquiétude, parceque lArmée Espagnole marchoit droit àParis. On fonda le Duc de Longueville, pour savoir si le Roi seroittriompheen fureté en Normandie; la réponse naiant été nullement favorable, on dam Paris.délibéra sil se retireroít à Lyon. LArmée du Maréchal de Turennenétoit que de huit mille hommes, & cétoit fur elle que rouloit le sortdu Roi & de lEtat. Dans cette extrémité on consultoit principalementle Duc de Bouillon, qui avec ses défauts étoit peut-être lhomme le pluscapable de son tems. Lui & le Maréchal son frere sopposèrent à ces dé-marches foibles, comme peu sûres & honteuses. Le Maréchal savançaavec fa petite Armée vers Corapiegne, ce qui pour tout autre Général au-

(a) Mem. de Motteville T. V. p. 128, Menu de Motteville ubisup p. 150. Mein.

129. Mem. de Isavailles p. 142 , 143.Mem de Joli T. 11 . p iz, 14. Mem. deTavannes p, 168 & l'uiv. Mem. de lletzT. III. p. 170-173.

(b) Mem. de Tavannes p. 178 & íuiv.

de ia Rochefoucault p. m. 24F, 249.

(c) Mem. dOmer Talon T. VIII. P.II. p. 54 -

(d) Mem, de Joli T. II. p. 20.

Tome XXXI.

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