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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII. 4lr

dans fa maison de Montrouge, & Chavigni de rage & de désespoir da- Srcrrosvoir été maltraité par le Prince; le Duc de Beaufort tua son beaufrere le Xiu.Duc de Nemours en duel dun coup de pistolet ; le Prince de Conti & la foUisxrvDuchesse de Longueville étoient bloqués dans Bourdeaux, sétant brouil- jusqùàjjlés ensemble, ils cabaloient lun contre fautre. Paix des

La désertion du Comte de Marsin pour mener ses Troupes au Prince de Pyrénées.Condé, fit perdre en Catalogne ce qui avoit coûté tant de sang & de trésors. ~ 7Z~~"Le Maréchal de la Mothe rendit Barcelone par capitulation le 13 dOclo-bre, avec tout ce quil tenoit dans îa Principauté, excepté Roses; mais il Catalogneobtint des conditions avantageuses pour les Troupes Françoises , & la en itaiuconservation des privilèges des Catalans. En Italie, on perdit Casai, & m Flandres.on eut bien de la peine à engager le Duc de Mantoue à demeurer neutre,

& le Duc de Savoye de se déclarer pour lEspagne (a). La Cour offritalors au Roi de Portugal de sengager à ne point faire de paix avec lEspa-gne sans ly faire comprendre, moyennant quil donnât deux millions d*é-cus, payables en cinq ans, mais dont on payeroit dabord huit cens mille.

Les Portugais trouvèrent cette somme exorbitante, & se plaignirent haute-ment ensuite, de ce qui nétoit que leffet de leur jugement précipité (S).

En Flandres les Espagnols furent maîtres de faire tout ce quils purent,sinon tout ce qui leur plut. La France navoit point dArmée à leur oppo-ser, & par conséquent les Gouverneurs des Places ne pouvoient espérer desecours. Ils abandonnèrent Mardyck dans le mois dAvril. LArchíduc kla tête de trente mille hommes assiégea Gravelines, qui se rendit le 18 deMai après soixante - neuf jours de siégé (c). 11 attaqua ensuite Dunquer-que, que le Comte dEstrades défendit. Le Duc de Vendôme eut ordredéquipper une Flotte pour secourir la Place , ce quil fit avec beaucoupde peine & de dépense ; mais la Flotte Angloise par ordre de Cromwellattaqua, K tous les vaisseaux furent pris à la réserve de trois. II paroitquil aimoit mieux en ce teins- que Dunquerque fût entre les mains desEspagnols que des François ; il changea depuis de sentiment. Cette villese. rendit le 16 de Septembre, après trente - neuf jours de tranchée ouverte(d). Ces succès persuadèrent aux ennemis quils pourroient prendre desquartiers dhiver en Lorraine, lArmée du Prince de Condé A du Duc deLorraine étant au moins de vingt-cinq mille hommes.

Le Prince prit Rhetel & Château Porcien vers la fin dO&obre, tk dans Le ~'Marè.le mois de Novembre Sainte - Menehoud. II marcha ensuite à Bar - le - Duc , chal de Tu -en quoi il fit, selon M. de Turenne, une grande faute, cette Place étant Z^lineefeforte, & son Armée fort exposée. II eut néanmoins le bonheur de pren-/ e retirer mdre la plus grande partie de Ja garnison dans la basse ville, desorte quil Flandres*fut bientôt maître de la Place, contre toute attente. II sempara encorede Ligni, de Voyd & de Commerci. Le Maréchal de Turenne arrivavers ce tems- à Stainville avec douze mille hommes; il passa la Meuse leplutôt quil lui fut possible, pouílà Je Prince de Voyd à Commerci, de

(a) Mem. de Brienae 1 . r.p. 169. Abre- (b) Metn.de Brienne uUsup. p. 140 Si fuir.

Chron. de lHist. de France T. XII. (c) Henault p. m. jço.

p. 419, 4 2 °* (d)-même,

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