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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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HISTOIRE DE FRANCE Liv. XXIII.

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Espagnole à Douai, fit se posta sur une éminence proche du camp des jusqu’à i a ‘Lorrains, à une demie portée de canon des lignes des François. II avoit Paix dtsà fa gauche ì’Escauc, sur lequel il jeta six ponts. L’Armée Espagnole Pymies..aiioit à vingt mille hommes ; <L comme elle étoic à peu près auíïì sorts que 'celle du Maréchal de Turenne, ce Général s’apperçut aux mouvemens desennemis qu’ils avoient dessein d’attaquer son camp, &, par cétte raison ilne pensa qu’à mettre ses lignes en défense. Le quartier du Maréchal dela Ferté étant le plus exposé, il école fortifié par un double retranchementpalissade, i’un étoit nouveau & sautre vieux ; le Maréchal jugeant que lepremier íuffisoit, ordonna'de raser l’autre. Le 16 on eut avis que les en-nemis avoient renvoyé stur bagage, <k écoient en ordre de bataille. Com-me ils étoient si proches, qu’ils pouvaient en une demie heure être aux re-trancheméns M. de Turenne fit. avertir plusieurs. fois le Maréchal de laFerté d’être fur ses gardes j mats il négligea ces avis. Au commencementde la nuit, il fut attaqué & ses lignes furent forcées fans beaucoup deptine ; le Maréchal accourut avec quelques Escadrons pour repousser lesennemis ; mais tout étant déja en desord/e, sa valeur personnelle ne ser-vit de rien, L tous ses efforts pour réparer fa faute furent inutiles*

Coudé, aiant comblé la tranchée,s’avança arec rinfasterie Espagnole versla ville, tandis que la Cavalerie pcursuìvoit les fuyards. Le Maréchal dela Ferté fut fait prisonnier à la tête. des Gendarmes- avec plus de quatre-cens Officiers & quatre mille Soldats. Marlm avoit dans le même teinsattaqué les quartiers de M. de Turenne, mais il fut repoussé avec perte.

Ce succès ne put cependant prévenir ks fâcheuses suites de la défaite duMaréchal de la Ferté, car au point da jour, les cris de joie dans Valen-ciennes annoncèrent que la ville étoit séccurue. Ce fut a;ors que Turenneeut besoin de toute sa capacité peur se retirer avec d:s Troupes battues, àla vue d’un ennemi victorieux. II envoya d’abord ordre à celles qui étoientdans la tranchée de i’abandonner, mais comme il y avoit plus d’une lieue,ses ordres ne purent s’exécuter fans grande perte. II redressa néanmoinsen peu de tems tout de façon, qu’après avoir démonté les bateries & raséles lignes, il se retira avec son Artillerie & son bagage en si bon ordre,que Tennemi n’osa l’attaquer. Comme il marcha vers !e Quefnoi, oncrut qu’il avoit dessein de gagner la frontière de France, fit i! y a dei’apparence qu’il se seroi: retiré en Picardie, s'il n'avoit compris que, cettedémarche effrayeroit la Cour, fit encourageroit ies ennemis.^ ll’s’arrêtadonc au Quefnoi, fit retourna fur sts pas avec quelques Régimens pouraller au devant du Prince de Coudé fie de Don juan, qui le fuivoient. Arapproche des ennemis, les François.coprncncerent à charger le bagage,mais le Maréchal , présenta le pistolet à un soldat occupé à charger unecharette, fit ' défendit sous peine de mort, que personne rie quittât sonposte. Quand les Espagnols surent assez proches pour découvrir .son camp,ils furent frappés de la résolution qu’il fesòlc paroitre,, ies tentes étant tou-tes dressées, fit son camp sans fortifications. Cette intrépidité fit changer

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