4L4 HISTOIRE DE FRANCE, Liv. XXIK.
Section fatigués de marches & M. de Turenne favott qu’ils ne pouvoient fé*xiii. courir la Place, le Prince de Condé coupa néanmoins un convoi quiRégné dí a jj 0 j t au ca mp. Au lieu d’entreprendre le secours de Saint-Venant,V"Jíf/s 7 " siui ne pouvoir qu’enirainer une bataille, les Généraux Espagnols affie-Paix des gèrent Ardres, contre le sentiment du Prince, dont la patience écoicPâmées, épuisée par le 3 dekis inutiles, la perce des occasions favorables, ôc l’op-
--—■ position constante de ses Collègues à toutes les me fores vigoureuses. Pen-
r> lf ? ír- àt>t que les Espagnols s’affoibìissoienc devant Ardres, Turenne pressoicans levé. 1 £ siégé de Saint-Venant fans relâche, il distribua même fa vaisselle auxsoldats pour les empêcher de murmurer de ce qu’ils n’étoient pas payés.Animés par fa générosité, ils avançoient les travaux avec une diligenceincroyable, Ck ils exécutèrent C ponctuellement les ordres de leur Géné-ral , que la garnison se rendit sans attendre que la capitulation fût signée.II détacha quatre mille chevaux vers Ardres ; les Espagnols crurent quec’étoit toute l’Armée Françoise qui marchoit à eux, plièrent leurs tentesôi leverent le siégé. La campagne finit par la prise de Mardyk, quine tint que quelques jours, & fut remis suivant le Traité entre les mainsdes Angiois (a).
Campagne Les Armes de France ne furent pas moins heureuses en Catalogne,de Catalo- | e Marquis de Saint Abre obligea les Espagnols de lever le siégé d’Úrgel.gne tfd’L AHà en Italie ] e p r ince de Conti le Duc de Modene leverent le siégéu K ' d’Alexandrie de la Paille. Comme les principaux efforts de la France lèfefoient en Flandres nous nous bornerons au détail de ce qui s’y passa,parceque ce fut ce qui décida de l’issue de la guerre.
4 ffakes La mort du Premier Président de Beilievre, qui arriva cette année,pìnhuiie- fut un sujet de satisfaction pour le Cardinal, parceque c’étoit le seul hom--res - me du Royaume qu’il craignoït, & avec lequel il gardoit des mesures.Le Roi fit une réforme dans le Conseil d’Etat & réduisit le nombre desConseillers à vingt-quatre. Alexandre VII. publia une Bulle qui con-damne les cinq Propositions de Jansenius & confirme la Bulle d’ínno-cent X. Le même Pontife envoya le Formulaire en x 66 j , qui fut reçu* en France par une Déclaration enregistrée; quatre Evêques avoient re-
fusé de le signer en 1664. niant à leur tête Plenri Arnaud Evêque d’An-gers ( b). Cette affaire auroit pu faire dès lors grand bruit & avoir lesplus fâcheuses fuites, ft le poids insupportable des impôts pour soute-nir une longue & sanglante guerre, n’avoit attiré i’atcention du peupled’un autre côté. '
Le Mari- - Auslìtôt que la saison permit de se mettre en campagne, le Maréchalchai de Tu - à Turenne fit des prépara'ifs pour entreprendre ie siégé de Dunquerque,f tnní mais l’exécution de ses desseins fut retardée quelque tems par divers in-jfe^Diin-^ c ^ ens J Le Maréchal d’Hocquincourt dont M. de Turenne avoir décou-querque. vert à prévenu les mauvais desseins en 1655, avoir obtenu alors son par-
165.1. don du Roi; mats en 1657 il avoir repris des engagemens avec le Prince
de Coudé, <x engagé le Lieutenant de.Roi & le Major de Hedin à livrer
cette
(a) La même, p. 417. (b) Henault, p. m. 708.