qu’à laPaix deNimegii
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Sïction s ’ en retourner pour éviter un second combat, mais aíant reçu des ordresHistoire de Lvntraires, il se donna une autre bataille le 22 d’Avril, où après un com»LouîsXIV. bat opiniâtré, de Ruiter fut tué, ce qui fit évanouir l’espérance de la vie-depuis toire. Du Quesne attaqua l’ennemi une troisième fois au mois de Juin,
î6/4 jus- coula à fonds ou brûla la plus grande partie de la Flotte combinée; tandisque toute l’Europe étoit surprise des rapides progrès que les Françoisavoient fait dans la Marine.
Dès le commencement de la campagne .les armes de France furentCampagne heureuses en Flandres; Condé, Bouchain, Valenciennes & Cambrai furentde Flandres, p r jf es< Le Roi commandoit en personne ,* aiant sous lui les Maréchauxd’Humieres, de Schomberg de la Feuillade, de Luxembourg & de Lor-ges , qui commandoient chacun leur jour. Vauban dirigeoit toutes lesopérations des sieges. A celui de Valenciennes, il y eut une grande dis-pute entre lui & les Maréchaux. Vauban vouloir qu’on attaquât les ou-vrages du dehors en plein jour , pour prévenir la confusion. Louvois& les cinq Maréchaux opinoient à faire l’attaque de nuit, afin de surpren-dre l’ennemi & de marcher sans être apperçu. On fit valoir de part &d’autre de bonnes raisons; celles de Vauban l’emporterent, le Roi s’y ren-dit , •& l’événement justifia qu’il avoit bien fait. Jamais peut-être les Fran-çois ne firent paroitre plus de feu, d’intrépidité & de bonne conduite quedans cette attaque, que tous les Auteurs qui ont écrit de la guerre regar-dent comme un chef d’œuvre. Le Maréchal d’Humieres prit Aire, tan-dis que le Prince d’Orange aíîìegeoit Maestricht ; c’étoit le brave Calvo,Catalan de nation, qui y commandoit ; il dit aux Ingénieurs qu’il avoit aveclui, Messieurs je nentens rien à la défense d’une Place , tout ce que je saisc est que je ne veux pas me rendre. II tint parole ; le Prince d’Orange futobligé de lever le liege, au bout de quarante jours, après avoir perdubien du monde (a).
Le Duc de Pour contrebalancer ces pertes, le jeune Duc de Lorraine, qui avoitLorraine hérité toutes les bonnes qualités, & non les défauts de son pere, pritprend Phi- philipsbourg à la vue du Maréchal de Luxembourg, qui tenta toute forteí s wrg. à stratagèmes pour secourir la Place. Elle fut défendue pendant foixante-dix jours de tranchée ouverte, par du Fay,après avoir été bloquée pendantfix mois. Elle fut obligée de se rendre, par la faute du Maréchal de Ro-chefort, qui aiant laissé fortifier imprudemment aux ennemis le poste deLauterbourg, rendit le secours de Philipsbourg impossible. Cependant leDuc de Lorraine ne put jamais réussir à passer le Rhin, pour recouvrerses Etats & entrer en Franche-Comté ( b).
Campagne Les négociations aìlerent leur train à l’ordinaire pendant l’Hiver. Tou«de 1677 en tes les Puissances étoient lasses de la guerre, à l’exception du Prince d’O-Flanires. range, A aucune ne vouloit accorder ni recevoir des conditions de paixéquitables. Les Armées entrerent donc en campagne. Celle de France,commandée par Monsieur, frere du Roi, aiant sous lui les Maréchauxd’Humieres & de Luxembourg, assiégea Saint Orner. L’Efpagne estimoíctellement cette Place, qu’elle pressa le Prince d’Orange de risquer une ba-
C a ) I e nàs p. 7<53, 764, (b) P (liston T, III, 260,