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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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51(5 HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII.

Section Le Comte de Straffòrd , qui avoir été rappellé de Hollande , ou il

XVIH. 3VO i t résidé en qualité dAmbassadeur, fut renvoyé à la Haye, quand

ceu/seíl Ménager partit , pour communiquer au Pensionnaire Heinsius les Préli*paffé'en minaires signés entre la France & lAngleterre, avec lapprobation defamée la Reins, & pour fixer le lieu les Plénipotentiaires des Puissances1 ? 11 * intéressées sassèmbleroient. II fut chargé dassurer le Pensionnaire, que la Reine navoit rien accordé de préjudiciable aux intérêts de la Hol-lande , & quelle étoit déterminée à faire la paix de concert avec fesAlliés. On communiqua aussi les Préliminaires au Comte de Gallas, Am-bassadeur de lEmpereur à Londres, qui en fut si piqué, que pour ani-mer le peuple, il les fit traduire en Anglois & inférer dans les Papiers

publics, ce qui lui attira une défense de fe montrer à la Cour. On ne

fut pas moins allarmé en Hollande dune négociation si sécrété. On dé-pêcha dabord M. Buys à Londres , en qualité dEnvoyé extraordinairepour engager la Reine à changer de résolution. II partit plein despé-rance, & se flata ou de rompre la négociation, ou au moins de faireprolonger la guerre , en ruinant le nouveau Ministère. Les Etats nepouvoient voir fans un vif chagrin que l.Angleterre eût réglé les Prélimi-naires , & Buys parut le plus propre à faire revenir les négociations enHollande. On nobserva aucune décence dans les déclarations que firentles Hollandois contre les Ministres Anglois , qu'on dépeignit comme desgens qui trahissaient leur Pays & leurs Alliés (*). Quand la Reine déclara,quelle regarderoit tout delai de la part des Etats, comme un refus de fespropositions, Buys entra dans les fentimens de fes compatriotes, & parlaavec feu & avec indiscrétion contre le Ministère Anglois ; il entra danstoutes les intrigues des Whigs pour retarder le Traité & perdre les Mi-nistres ; il fe lia étroitement avec Bothmer, Envoyé de Hanovre, & eutpart à toutes les intrigues, quon assure quil y eut, pour appeller dabordle Duc de Hanovre en Angleterre, & pour inviter le Prince Eugene à ypasser. La fermeté de la Reine, & le peu de succès des projets formés,intimidèrent les Hollandois, & les obligèrent de consentir que louverturedu Congrès fe fît à Utrecht le iz de Janvier 1712 (a).

(a) Abrégé Chron. cîe lHist. de France T. XIII. p. 437.

(*) Nos Auteurs marquent encore ici leur indécente partialité ; on na quà voir tource qui sest passé dans ces négociations pour connoitre toute l'indignité du procédé du^Ministère Anglois. La France profita , comme elle avoit raison, de la trahison des Mi-nistres Anglois. Nos Auteurs ont eu soin de supprimer ce quil y eut de plus indigneàs la maniéré dont - on en agit avec le Comte de Gallas. Voyez Lamherti T. VI. oìilon trouve toutes les Piece3, qui prouvent ce que javancc. Rem. du Tjrad.