HISTOIRE DE FRANCE. Lrv. XXIII. 527
ên I air; que 1 Electeur de Bavíere seroit dédommagé des pertes qu’il avoit Sect™»fouffertes; quil seroit-rétabli dans le rang de neuvieme Electeur & dans Xix.les Etats qu il possedoit dans l’Empire,- excepté Je haut Palatinat ; qu’il ê'' *seroit rnis en possession de fille de Sardaigne avec le titre de Roi,que jusques a ce que tout cela fût accompli il retiendroit laSouverai-#£££,nete & les revenus de la ville & du Duché de Luxembourg, de la vise f est pJs& du Comte de Namur & de Charleroi. Le Roi promit encore dzMw’à 1 *faire d’autres cessions aux Etats pour la Maison d’Autriche à condition Faix Atque dans tous ces lieux h Religion Catholique Romaine seroit coà^!^-.vee dans Jetât ou elle etoit avant la guerre; que les Magistrats ne pour-roient être que Catholiques & qu on laìíTeroic les Ecclésiastiques, les Re-ligieux & 1 Ordre de Malthe en possession de leurs revenus Les Etatspromirent réciproquement de remettre au Roi la ville & ] a Châtellenie deLille, le Pays de Laleu, la Gorgue, Aire, Berhune, Saint-Venant & leFort François. Par rapport à l’Electeur de Cologne , se Roi f e c h a rveade 1 engager à faire raser les fortifications de Bonne, trois mois antes sonrétablissement, & à consentir que les Etats-Généraux laissassent tant dans lavide <Sc le C bateau de Hui, que dans la Citadelle de Liege les garnisons< 3 U ^ S y Eretenoient à leurs dépens. Le Roi promit de consentir que seville de Saint-Goar & la Forteresse de Rhinfeliz demeurassent au Landgravede Pksse & à ses successeurs, pourvu qu'on y maintint l’exercice de seReligion Cathodique, & qu’on donnât un équivalent au Prince de Hesse-Rhinfeltz.
Par le Traite avec 1a Grande Bretagne, le Roi reconnut la succession à se j vsc uCouronne dans la Ligne Protestante de se Maison de Hanovre: consentit X Grandise démolition des fortifications &duP 0 rt de Du tiquer que, & céda en àé Bretagnt,nque liste de Terre Neuve, se Baie de Hudfon & l’Acadie. L’Efpagnecéda Gibraltar & Port-Mahon a 1a Grande Bretagne, & accorda aux An-glois des privilèges pour le commerce de l’Amérique, qui furent refusésaux François qui avoient mis Philippe V. fur le trône 9 II faut compterparmi les articles glorieux a la Reine Anne, d’avoir fait consentir LouisXIV. a faire sortir de prison ceux de ses propres sujets, qui étoient rete-nus pour leur re igion. C etoit faire servir ses avantages à de bien noblesvues, apprendre a un grand Roi a gouverner íes sujets, & suivre les feu*timens de J’humanité au milieu du labyrinthe de se Politique (n).
La paix fut ainsi heureusement rendue à l’Europe, excepté à l’Empire r’F& à l’Espagne. Soit par la confiance que l’Empereur avoit en la grande nurnùecapacité du Prince Eugène,soit_par les fausses vues du Conseil de Vienne á
Charles VI. refusa de consentir au Traité d’Utrechc, espérant ma\vré la Paix 'les disgrâces de 1a campagne précédente, d’obtenir de meilleures condi-tions. 8'il avoit accepté celles qu’on lui ossroit, il fe seroit épargné làmortification d’éprouver, que fans le secours de l’Angleterre & íse seHollande., il ne pouvoit prévaloir contre la France. II s'opinâcra à continuela guerre, n eut que des revers & des disgrâces. Villa,-s couronné delauriers par fa derniere victoire fur le plus fameux Général de s Empire, se
(a) Siécle de Louis XIV. T. I, p. m. 452.