SíCTIONX X.
Fin U ta-ble.’.u dûrégné deLouisXlV.
à la Cou-ronne ie laGlandeMretagne.
Démêlé auJttjet An Ca-nal de Mar-dick.
5ZL HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII.
chef des forces de la Grande Bretagne, & lui demanda des Gardes pourle mettre à couvert des insultes de la populace. II assura en mêmetems les Lords Régens; ,, que son Maître étoit dans le dessein d’obíer-„ ver inviolablement le Traité d’Utrecht, particulièrement en ce qui re-„ gardoit la succession à la Couronne dans la Maison de Hanovre”. LesÁnglois prétendent que c’étoit-là une preuve de la duplicité de la Cour deVersailles. Jaques II. disent-ils avoien t été reçu en France & y étoitmort; on avoit accordé à fa veuve & à son Fils les honneurs de laRoyauté. Dans le tems même qu’on donnoit les assurances sus-men-tionnées, la Cour de France fomentoic une rébellion dans la Grande Bre-tagne en faveur du Prétendant. Nous ne déciderons point si cette impu-tation est fondée ; il s’agit de faits.
Le Comte de Peterborough , qui étoit en France dans le tems que laReine mourut, reçut de la Cour les plus fortes assurances, de la dispositionoù elle étoit de maintenir les droits de la Maison de Hanovre. M. d’íber-ville reçut une Lettre du Marquis de Torci, au nom du Roi, qui portoit.„ Que 8. M. T. C. aiant appris qu’on fesoit courir le bruit qu’elle avoit„ dessein de faire des changemens par rapport aux renonciations faites„ depuis peu, le Roi jugeoit à-propos de déclarer, ainsi qu’il l’avoit déja„ fait au Comte de Peterborough, que ces bruits étoient faux & fans fon-,, dement; que le Roi d’Efpagne aiant envoyé le Cardinal del Giudice, en,, qualité d’Ambassadeur en France, 8. M. T. C. avoit prié le Roi son„ petit - fils de le rappeller, pour ne pas donner d’ombrage. Que l’Elec-teur de Hanovre, aiant quelque tems avant la mort de la Reine fait direà 8. M. que quand il feroit appelle à la succession à la Couronne de laGrande Bretagne, il étoit dans le dessein de cultiver la bonne intelligen-ce avec S. M. T. C.Le Roi, de son côté assuroit les Lords Régens,qu’il feroit tout ce qui dépendroìt de lui pour entretenir la bonne union„ Òl l’amitié entre les deux Couronnes”.
II y eut cependant bientôt un démêlé entre les deux Cours touchant leCanal de Mardick. On étoit convenu par le Traité d’Ucrecht, que LouisXIV. feroit démolir les Fortifications de Dunquerque & combler le Port,rompre les digues & les Ecluses , avec cette condition expresse que cesFortifications, Ports, Digues A Ecluses ne pourroient jamais être rétablies.Cette démolition ne fut achevée qu’au mois de Juillet 1714. Mais en mê-me tems que l’on détruisait ce fameux Port, la Cour de France en fesoitcreuser un autre, qui pouvoit devenir beaucoup meilleur, elle fit élargir lecanal de Mardick, & au moyen des Ecluses on alloit avoir un port plusprofond que celui de 4 Dunquerque. Le Ministère Britannique voioit cetteinfraction d’un Traité à peine conclu, fans s’y opposer, ensorte que si laReine Anne avoit vécu encore quelque tems, les François auroient bâtiune nouvelle Dunquerque fans la moindre opposition. A peine le RoiGeorge 1 . fut-il monté fur le trône, qu’il tourna ses premiers soins de cecôté-là. M. Prior, qui étoit alors à Paris chargé des affaires de fa Majes-té Britannique eut ordre de présenter un Mémoire là - dessus. La Cour deFrance y répondit d’one maniéré, qui ne satisfit ni le Roi, ni ses Ministres.George í. rappelle M. Prior, & envoya le Comte de Stairs à Paris, avec
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