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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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HISTOIRE DE FRANCE. Lrv. XXin. 5(?9garnison qui étoit de quinze - cens hommes fut faite prisonnière de suer- SectiomK'terivnçau& Knduent aussi maître, de magazins immenses. Le 25 Xxi.de Juillet, M, d Armentieres, un de leurs Généraux, prit Munster, &il y avait une garnison de quatre mille hommes. Cette fuite de succèsfit que les François se crurent fi certains de la conquête de Hanovre S P

que leurs Ministres ne pensèrent qu'à assurer leurs conquêtes nar les_

voies les moins humaines, que le Duc de Belle-iíle prescrivit à M deContades, qui commandoit 1 Armee Françoise en Allemagne. C etoit unjeune Officier, qui bien que vaillant, navoit pas toute la capacité re-quise pour le poste, auquel la prévention de M. de Belle-isle en fa fa-veur 1 avoir eleve. Toute 1 Europe croioit Hanovre perdu, & l'on trans-porta a Stade les papiers & les effets les plus précieux, qûi étoient dansles Palais de 1 Electeur. II n y avoit quune bataille qui pût sauver cetElectorat. Les François étoient proche de Minden dans u/camp st bienfortifie, qu on ne pouvoit les y attaquer avec quelque apparence de serrésLe 28 de Juillet, le Prince Héréditaire fut détaché avec six mille hommespour couper à lennemi la communication avec Paderborn. *

Le 29, le Prince Ferdinand savança de son camp fur le Weser enlaissant fur Je bord de cette rivière un corps de Troupes sous le mSÍ *neral Wangenheim. Les François simaginerent, que par cette séparationde I Armee alliee il leur íeroic aisé de defaireWangenheim,& de se mettreentre le Prince & le Weser, ce qui depuis longtems étoit leur grand des-sein. Prévenus de cette idée, ils quittèrent leur camp avantageux, maisils furent fort surpris âpres avoir passé Je marais & monté fur une hauteurde voir que le Prince, quils croioient à Hillen, étoit retourné fur ses paspendant la nuit, & occupoit Je terrein, par il prévoioit que les Fran-çois tacheroient de passer. Le Duc de Broglio conduisoit lattaque contreWangenheim, avec une grande apparence de succès, car son centre étoittout composé de Cavalerie; elle attaqua stx Régimens Anglois, entre au-tres ceux de Waldegrave & de Kingsley, soutenus de deux Bataillons deGardes Hanovriens; ces Iroupes soutinrent tout le choc de la bataille &au grand étonnement du Général Allemand lui-même remporterentunevictoire complette, à la faveur de lArtillerie, qui fut parfaitement bienservie par les Canonniers Anglois. Les François perdirent environ septmille hommes, & les Anglois à peu près douze-cens. La victoire desderniers auroit été plus décisive, si le Général de la Cavalerie Angloisenavoit mal compris les ordres du Prince, & perdu par loccasion depoursuivre lennemi. En un mot cette bataille ne fut pas moins glorieuse aux Angois, que les journées de Creffi & dAzincourt lavoient étéà leurs ancêtres. Immédiatement avant que le sort de la bataille fût décî, M. de Contades reçut la nouvelle que le Duc de Brissac avoit été misen déroute par Je Prince héréditaire. Cela obligea M. de Contades &tous les principaux Officiers, qui perdirent leurs équipages, de se sauveren grand désordre à Minden ; cette ville se rendit le lendemain & lesFrançois continuèrent à sc sauver au delà du Weser, ce qui leur fit perdretous les postes avantageux quils occupoient fur cette riviereTome XXXI. Cccc