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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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570 HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII.

Section Le Prince Ferdinand les poursuivit sans pouvoir les atteindre , mais il lesxxi. défit dans tous les lieux, où ils voulurent faire ferme. Le r i de Septem-Regne fa Marpourg fe rendit, & huit ou neuf-cens hommes, qui y étoiencjwsettVì pré -en garnison, furent faits prisonniers de guerre. La résistance que fit cettejent. Place peu considérable empêcha les Alliés de suivre les François vers Cas-

-sel, & la surprenante victoire de Minden ne servit précisément qu’à pré-

LePrince ven j r ]a perte des vainqueurs, parcequ’on n’eut pas foin d’en profiter. M.poursuivies D’Armentieres obligea le Général ImhoíFde lever le siégé de Munster; &François. M. de Contades aiant rassemblé son Armée battue, se trouva encore supé-rieur en nombre aux Alliés. Contades & Broglio rejetterent l’un fur l’au-tre le blâme de la perte de la bataille ;Ie Public &la Cour fe déclarèrent enfaveur du dernier ; mais l’un & l’autre étoient si méprisés des Troupes,que le Roi de France envola le vieux Maréchal d’Etrées pour les accom-moder , & les empêcher d’en venir à des extrémités ; il eut l’honneur d’yréussir, mais avec la mortification d’être obligé de servir sous eux.

Ils font bat- Les François furent encore plus malheureux fur mer que fur terre.tusfurmer. Pour réparer leurs pertes en Amérique & en Allemagne, ils projetterentune descente dans les Etats de la Grande Bretagne avec trois Escadres. Laplus petite, n’étoit que de trois Frégates, commandées par M. Thurot,qui étoit un Armateur ; après diverses avantures, il aborda en Irlande, oùil ne fit gueres que donner l’allarme aux habitans de Carrikfergus. Aiantremis à la voile, il rencontra trois Frégates Angloiscs , moins fortes queles siennes; après un combat fort vif, il fut tué, & les Anglois conduisi-rent ses vaisseaux en triomphe à rifle de Man. Le Duc d’Aiguillon de-voir commander une autre expédition, destinée à ce que l’on croit contrel’Irlande, tandis que la grande Flotte devoit attaquer l’Angleterre fous lesordres du Maréchal de Conflans. L’A mirai Hawke en ruinant cette der-niere Flotte, le 20 de Novembre, mit fin à tous ces ambitieux projets.L’Amiral Bofcawen fut également heureux à Cap Lagos, où il défit laFlotte de Toulon , commandée par M. de la Clue, qui mourut de sesblessures à terre.

Mesures de La France ne put soutenir tant de pertes réitérées, & partie par néces-la France f lt é, mais plus encore par politique, elle déclara publiquement qu’elle fe-soit banqueroute. Le Roi retrancha les dépenses de fa Maison, & les ré-duisit à celles d’un simple Gentilhomme. II envoya fa vaisselle à la monnoye,& invita ses sujets, qui avoient à cœur le salut de leur patrie, à imiter sonexemple. Cela fut d’une utilité infinie à ses affaires. Une généreusepitié anima tout le monde, & il trouva bientôt des ressources pourcontinuer la guerre, dont les opérations avoient été fort peu considé-rables , parceque les Alliés croioient les François hors d’état d’agir.Voions à présent ce qui se passoit en Amérique.

LesAngMs E £S François étoient commandés par Moncalm Général habile & ex-prenncnt périmenté, qui avoìt souvent été heureux contre les Anglois, & parti-

Quebec. culierement par la prise d’Oswego. On chargea de la conquête de Quebec

le Général Wolfe, & de celle du reste du Canada, le Général Amherst.Wolfe n’avoit pour exécuter la difficile entreprise dont il étoit chargé,

pour conti-nuer la