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Premiere partie, tome premier.
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i20 Architecture Hydraulique,LivreI.que d etre réduit à la disgracieuse nécessité de construire Ôc de dé-monter plulìeurs fois une Machine avant de parvenir à la fairejouer rondement, comme cela n est que trop ordinaire à ceux quin’agissent qu à tâtons.

Dans le projet d une Machine on doit fur toutes choses y faireentrer le choix du lieu où il faudra la placer ; si elle doit être per-manente, il faut prévoir tous les inconveniens ausquels elle pour-ra etre sujette, soit de la part des grandes eaux ou des sécheresses»si c’est une Machine située iur une riviere dont le courant soit lemoteur s li elle est placée dans le quartier d une Ville voir si elle^incommodera pas le public, ou si elle-même n en recevra pointde préjudice, soit dans le rems présent ou avenir '

Après avoir déterminé le Méchaniíìne quon aûra trouvé le plusconvenable selon lob jet qu elle doit remplir, & calculé le poids<ju on veut cju elle eleve, il en faut faire un devis bien circonítan-Clé où les dimensions de chaque partie soient exactement rappor-tées avec leurs façons ; comme ce devis doit être relatif aux plans& profils, ces derniers doivent etre accompagnez des nombresqui expriment la longueur & la grosseur des bois ayant foin dedévelopper en particulier tout ce qui fera dessiné trop en petit,comme les dents des roues , les pignons ÔC lanternes , générale-ment toutes les pieces qu’il faudra exécuter en fer ou en cuivre >& comme à moins d'un grand usage il est rare qu’un homme decabinet puilse bien juger de la résistance de ces disserentes matiè-res & de la façon qu on doit les mettre en oeuvre il fiiudra socommuniquer avec d’habiles ouvriers. Quand à la’réíistance dece qui se fera en bois 1 on estimera la force des principales pie-ees, selon 1 effort qu elles auront à soutenir , en suivant ce qui aete enseigne fur ce íujet dans le quatrième livre de la Science desIngénieurs, fanant en forte qu elles ayent une force double de cellequ’il leur faudroit pour erre prêtes à fe rompre par l’essort de lapuissance oppoíee ; une plus grande force est inutile , car si l’on faitles parties d une Machine trop matérielles, on augmente la dé-pense mal-à-propos, ôc on donne lieu à de plus grands frotte-

Ce que je viens de dire doit s entendre de la construction desMachines permanentes, dont 1 objet est dune assez grande consé-quence pour ne rien négliger d’essentiel ; car pour celles qui nedoivent servir que peu de temps, leurs parties n’ont pas besoind une aussi grande solidité , il suffit quelles puissent durer aussilong-tems qu’on scra obligé de s’en servir.

318. Pour