Chap. III. des Réglés de l’Hydraulique. 131
soit au-dessous de la surface CD de la liqueur , on verra cette li- Planch.queur monter le long de la bande, se répandre goutte à goutte par 1 •l’extrémitéE, 6c le vase se vuider totalement íì sextremité H at- Fig. 9.teint jusqu’au fond.
Cette expérience est si commune, que les Jardiniers s’en fer-vent pour arroser continuellement des plantes qui ont besoin d’ê-tre entretenues humides, mais les Chymistes en font un usage, quitnérite d’être rapporté par sa singularité. Lorsqu’ils ont plusieurs li-gueurs mêlées, qu’ils veulent séparer, ils trempent des bandesd’étoffe, chacune dans une de ces liqueurs pure, disposent ensuiteces bandes fur le bord du vase, 6c chacune distile la liqueur oùelle a été trempée ; ce Phénomène arrivant dans le vuide commedans le plein, on n en a pas encore aperçu la cause, qu on ne peutAttribuer à une impression inégale de Pair extérieur 6c intérieur auvase.
Avant de continuer ce que nous avons à dire fur les dissérensessets des liqueurs, il est à propos d'en déterminer le poids , ôcparticulièrement celui de l’eau , afin d’être plus à portée d’enten-dre les calculs numériques, par lesquels nous appliquerons lathéorie à la pratique pour en rendre les réglés plus familières.
33 6. Pour comparer les pesanteurs spécifiques de différentes li- Maniertqueurs, on se sert d’un Instrument appellé Arréometre , imaginé de mesurerpar M. Homberg. II est composé d’une petite phiole E quia deux ex *^ memgoulets ArS, DL torts étroits, mais dont le lecond doit 1 etre en- spécifiqueCore plus que le premier ; on verse par l’ouverture A, avec un en-tonnoir F la liqueur qu’on veut péíer, laquelle à mesure qu’elleP IG * 30 >tombe dans la capacité E, en chasse Pair par le tuyau CD. Onbarque exactement un endroit G, fur le goulet AB où la liqueurArrive, ôc ayant pesé la phiole avec cette liqueur dans de bonnesbalances, on en retranche le poids de PArréometre vuide, cesiui donne le poids de la liqueur qu’on y a versé ; on vuide ensuite* Arréometre, ôc Payant bien nétoyé, on le remplit d’une autre li-queur, jusqu’à la même marque G, qu’on pese comme la premièreP°ur avoir le rapport des pesanteurs spécifiques de ces deux li-queurs, ainsi des autres.
337. Comme les liqueurs font sujettes à se dilater dans le chaud, Un vasr.k à se resserrer dans le froid, M. Homberg rapporte des expé-"*^J^£ne nces fur le poids des liqueurs, où il marque combien elles ont queur, e »•P £ sé dans la plus grande chaleur de l’Eté, ôc dans le plus grandr oid de l’Hyver, afin que par-là on puisse sçavoir à peu de chose Ver queíP rc s la disserence qu’il pourra y avoir de ces deux extréraitez » au été ~