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304 Architecture Hydraulique , Livre ILcôte d’Aval prise depuis le radier jusqu’à la hauteur du rez-dc*chauffée, où Ton distingue les différentes parties que l’on peut voirdans renfoncement depuis l’entrée de l’eau jusqu’à sa sortie. Pourles reconnoître il ne faut que chercher les chiffres & les lettres sem*diables répandues dans les différentes figures, qui font voir la rela-tion qu’elles ont entr’elles puisqu’elles répondent aux mêmes chpsesvûes de différons sens ; la troisième figure montre le plan du radierdu côté d’Aval, ôc de quelle maniéré font assemblées les pieces decharpente fur lesquelles on a établi la maçonnerie qui compose lestonneaux ; car comme seau passe par dessous, il a fallu les porteren l’air ôc se contenter d’appuyer leur base furies piles Y.
La deuxième figure fait voir le plan du rez-de-chauffée du mou-lin où font placez les meules, ôc l’assemblage des pieces de char-pente qui en font la séparation : elles font disposées de maniéréqu’on peut démonter tout ce qui appartient à une des meules quandil y a quelque réparation à faire fans interrompre le travail des au-tres, ayant chacune leur coursier qu’il suffit de fermer pour avoirla liberté de manoeuvrer haut Ôc bas.
Comme il n’y a que 5 pieds 4. pouces du centre d’une meule à.celui de l’autre fur une riviere de xo à 11 toises de large, on peuten placer jusqu’à 12 , au lieu qu’ordinairement on n’en met que 4,encore faut-il faire deux bâtimens, un fur chaque bord ; icy il n’y-a ni rouet ni lanterne, ôc par conséquent d’autre frottement quecelui du pivot de la roue , ce qui rend les réparations moins fré-quentes : cette roue qui n’a que 3 pieds de diamètre est composée,d une seule piece ; pour la faire, on prend un tronçon d un gros.arbre, & on y taille les aubes que l’on incline fur son épaisseur, lesfaisant un peu courbes comme on le peut voir par la quatrième ôccinquième figure qu on a rapporté, en grand pour la rendre plus.sensible.
Pour donner à cette roue toute la perfection dont elle me paroîtsusceptible , il y auroit plusieurs recherches curieuses à faire aus-quelles je ne m arreterai point : je dirai seulement que l’eau qui lapouffe la fait agir avec une force composée de faction de ía pe-santeur ôc de la direction circulaire que le tonneau lui donne; quela courbure des aubes devroit suivre celle de la développée d’un-cercle , ôc que fobliquite qu’elles ont de haut en bas devroit faireavec l’arbre qui leur sert d’eífieu un angle de 5 5 dégrezj puisque cesaubes sont dans le même cas que les ailes d’un moulin à vent.
6 70. II me reste à décrire une autre espece de Moulin dont je:çrois qu'aucun Auteur n'a parlé, étant nouvelle ôc peu connue ;