Band 
Premiere partie, tome premier.
Seite
309
JPEG-Download
 

Chap. I. des Moulins a Eau; 30í>

1 eau sans fléchir ; ce que cette roue a de singulier se réduit seule-ment a attacher sur les rets avec des charnières les planches quidoivent composer les aubes j afin qu’elles puissent se presenterenface comme D quand elles font au bas de la roue pour recevoir lechoc du seau , ôt qu’au contraire elles ne se presentent que de pro-fil comme A, lorsqu’elles font vers le sommet, parce qu alors 1 eaua yant incomparablement plus de prise en bas qu’en haut, la rouefera contrainte de tourner, au lieu que si les planches étoient arrê-tées à demeure, comme de coutume, le choc se trouvant égal en ' ,bas Ôt en haut , la roue refteroit immobile.

L’on voit qu aussi-tôt que les planches D font parvenues versM, elles commencent à flotter comme en E & plus encore en F, ,

& que ce n’est qu’en A qu’elles se trouvent dans une situation hori-sontale ; qu’ensuite étant parvenues en B, elles font prêtes à se cou-cher sur leur appui, & c’est à quoi le courant les contraindra lors-qu’elles seront descendues au-dessous de saxe de la roue, ce quiarrivera toujours de même à quelque hauteur que soit le niveauGH de seau au-dessus ou au-dessous de saxe IK , pourvu quelorsqu il sera au plus bas LM, l’aube verticale PQY soit entiere-msnt plongée. J’ay été appellé à la preniiere épreuve que son a fait•d’une pareille roue ìx Paris, qui a rcuíìi avec tout le succès qu’onpouvoit deíìrer.

674. II ne paroît pas que dans la •construction des roues de Réglé putmoulin l’on ait suivi jusqu’ici aucune réglé pour déterminer le nom-bre des aubes qu’il convenoit d’y appliquer, eu égard à leur hau - d’aubesqu’nteur, 2c relativement à la grandeur du diamètre qu’il faudra don -fan* damerner à la roue ; cependant il importe qu’elles soient distribuéespropos, fans en employer plus qu’il ne faut, comme on le fait tou- grandeur dejours, ce qui les empêche de recevoir toute la force du courant , d!ame 'parce que se couvrant les unes fur les autres, elles n’en font cho-quées qu’imparfaitement.

Si l’on suppose la circonférence d’une roue divisée en un nom-p LAN> ^bre de parties egales par autant de rayons, à chacun desquels onait attaché une aube, comme LE ôc CB, la premiere oblique auc ourant, 2c la seconde perpendiculaire : il est certain que si la pre-rniere trempe dans seau, tandis que la seconde est encore dans laverticale, tirant du point E la perpendiculaire ED, fur le rayon, que si la ligne HI représente la surface du courant, la partiecouvrira saube CB sur toute la hauteur CD, qui ne sera pointc hqquée , puisqu’elle ne peut l’être que sur la hauteur BD. II est^ que cette diminution semble être réparée par f impulsion que

Rr