. Chaî». IV. DES Machines pour les Epuïsemens: 38-y
me cas que si elle étoit appliquée à une manivelle, (108, 109)ainíi elle n’agit point uniformément.
M. de la Faye de l’Academie Royale des Sciences pour cor-riger ce défaut, a imaginé la machine que j’ai annonce Ôc qui s eftprésentée à son esprit après avoir fait ce raisonnement.
779. Quand on développe la circonférence d un cercle , Iondécrit une courbe dont tous les rayons font autant de tangentes aucercle, ôc autant de perpendiculaires à la courbe decrite, (717)qui a pour plus grand rayon une ligne égale à la dévelopee.
Cela posé . ayant un treuil AB, dont la circonférence soit unpeu plus grande que la hauteur ou on veut élever l’eau , déve-loppant cette circonférence, faisant un canal courbe, dont lacourbure suive exactement le chemin CDEFG , tracé par la dé-veloppée : Si l’une des extrémité? de ce canal trempe dans beauqu’on veut élever, ôc que l’autre aboutisse au treuil lorsqu’ilViendra à tourner, seau montera selon une direction verticale ,tangente au treuil & perpendiculaire au canal en quelqu’endroitqu’elle puisse être ; ainsi faction de son poids répondant toujoursà l’extrémité d’un rayon horisontal, qui en fera le bras de levierconstant, la puissance qui élèvera ce poids à f aide d’une roue se-ra toujours la même ; ôc si le rayon de cette roue est égal à la hau-teur où on veut élever l’eau , par conséquent égal à la circonfé-rence du treuil, la puissance seraau poids réciproquement commele rayon du treuil est à ía circonférence, c’est-à-dire à peu prèscomme 1 est à 6.
780. Selon les vues de M. de la Faye ,1a machine doit être com-posée de 4 ca'naux , comme LKIHC ,. comme on en peut juger parïa sigure , qui montre que si la machine est mue par un courant,dont la direction suive celle de la flèche, venant frapper les au-bes A de la roue fur laquelle doivent être appliquez les canaux,1 eau entrera par leur ouverture C, montera de C en E, & puis-de E en F 5 ainsi de fuite pour s’aller décharger dans jes gout-tières.
781. Par cette construction, comme l’observe M. de la Faye,.
fardeau à élever fait toujours uniformément le meme effet qui f
Est le moindre qu’il soit possible i pendant que la puissance est ap-pliquée le plus avantageusement qu’il se peut; Ôc ces deux con-ditions remplies, font la plus grande perfection qu on puisse de^dans une machine. Celle-cy élevant l’eau par le chemin lePj Us Court, lui paroît préférable à la vis d’Archimede qui est in«-ílinée ôc quinç se v ui.de que dune très-peútepartie de soneau^
C GÇ újj.
UottvelfeMachine àïimitationdu tympan ymaitincom -■parahle-ment plutparfaite.
Plaît. §.Fig. 6.
Plan. p,-Fig. 4,