26 Architecture Hydraulique, Livre III.
& que faisant bouillir l’eau, la vapeur quelle exhale augmente lsressort de l’air à un point qui est à peine croyable.
Veau est 829. le ne dois pas oublier de dire que Peau est toute remplietout im- d’air ; fi on met de l’eau dans un vase, qu’on le place sous le re-«- cipient de la machine du vuide , on voit après un certain nombreferiencesur de coups de piston , des bulles d’air, s’élever du fond de l’eauce sujet- Musqua la surface où elles se dissipent, ce qui continue jusqu’àce que le vuide soit entierement fait, après quoi l’on ne voit plusmonter de bulles, quelque tems que l’eau reste dans la machi-ne > fi on retire cette même eau pour la faire un peu chauffer ,& qu’on la remette fous le récipient, à mesure que l’on pompe ,on en voit sortir des bulles beaucoup plus grosses qu’auparavant,.Lc il se fait une effervescence plus grande que celle qui seroit cau-sée par le feu, qui diminue à mesure que l’eau refroidit, & necesse que quand elle est entierement froide r quoiqu’il soit déjasorti de cette eau beaucoup d’air, elle en contient encore unegrande quantité, puisque si on la fait chauffer une seconde fois ,mais un peu plus que îa premiere » on en tirera autant d’air qu’iíen étoit sorti ; continuant à diverses reprises de faire chauffer l’eaude plus en plus, on en verra toujours sortir de nouvel air.
83 0. Ce n’est pas seulement avec les liqueurs,que l’air a de l’adhé-rance.il en a aussi avec les corps solides:par exemple si l’on met uneéguille fur la surface d’un verre d’eau , elle se soutient, quoi-que sa pesanteur specifique soit beaucoup plus grande que cellede l’eau, ce qui vient de l’adherance des parties de l’air àl’aiguil-le, & comme cette aiguille ne touche l’eau que le long de fapartie inferieure, le reste est comme porté dans une petite gon-dole d’air : cela est si vrai que dès qu’on mouille l’aiguilie pouten écarter l’air qui lui est contigu , elle ne surnage plus.
Remarque 831. L’eau est pi US legete étant glacée, que lorsqu’elle estfur l’eau liquide, puisqu’elle surnage ou flotte sur elle-même > M. Mariote*n glace, compte qu elle est plus legere de . au contraire de ce qui arriveà l’air que le froid condense. Cela ne peut provenir que des bul-les d’air, dont la substance de la glace est parsemée, qui ayantabandonné les pores de l’eau au moment qu’elle a commencé àse geler , se sont rassemblées par plotton, ôc comme elles ont alorsplus d’agitation, & de force qu’auparavant pour s’étendre, ellesfont occuper à l’eau gelée, plus de volume que la même quan-tité n’en occupoit auparavant ; c’est ce qui fait que Peau quiremplit quelque vase, s’enfle & fort du vase à mesure qu’elle seglace, & même le brise souvent à moins que fa figure naisse ea