La puisan-te qui faitagir uneTempe as-pirante &refoulante,rie ft patuniforme.
Plan. 2,
M Architecture Hydraulique , Livre III.
De-là vient qu’il arrive quelques fois, qu’une Pompe cesse touí-à-coup d’agirsans qu’on en puisse deviner la cause, qui n’est sensi-ble qu’à s esprit de ceux à qui rien n’échappe ; mais pour ceux quin’y entendent pas finesse, ils la cherchent en vain, & croyent quecela vient de quelques défauts de la part des soupapes ou du Pis-ton ; on démonte la Machine plusieurs fois, on n’y voit que ceque l’on avoir déja vû, fans sçavoir à quoi s’en prendre.
885. Aux Pompes aspirantes & refoulantes, il arrive ordinaire-ment que la puissance qui leur donne le mouvement, n’agit pasd une maniéré uniforme, lorsqu’il n’y a qu’un seul équipage ,• carl’aspiration se fait sans qu’elle y ait aucune part, le seul poids duchâssis qui porte le piston suffisant pour le faire descendre ; il n y adonc que lorsqu’il refoule qu’elle fait effort, à moins qu il n’y aitdeux équipages comme en la figure dix-feptiéme ; moyennant unedouble manivelle, la Puissance agit toujours également, puisquetandis que l’aspiration se fait d’une part, elle refoule de l’autre ;surquoi il est à remarquer, que si l’on a un seul équipage qui fassemonter seau sans interruption , comme dans la figure vingtième,toutes choses d’ailleurs étant égales , il faut surmonter une puis-sance double de celle qu’il faudroit, si les pistons M & X agiffoientdans deux corps de Pompes séparés, comme en la dix-feptiémefigure; car pour que le piston M puisse refouler l’eau de son corps dePompe , il faut que le châssis ZY soit accompagné d’un poids au-deffusde la pesanteur d’une colonne d’eau, qui auroit pour base lecercle du Piston, & pour hauteur celle du réservoir au-dessus dutrou G ; mais quand la puissance fera remonter le châssis, il lui faudraune force capable de surmonter, non-seulement la colonne d’eauque refoule le Piston X , mais encore le poids dont le châssis ferachargé ; ce qui fait voir que cette Pompe n’est pas aussi avanta-geuse qu’elle a pû le paroître lorsque nous en avons fait la des-cription ; car on peut avoir le courant d’une rivierre, ou tout au-tre moteur capable de faire agir deux Pompes séparées , qui re-fouleroient seau alternativement, mais qui ne suffiroient pointpour faire par intervalle un effort double de celui dont il se-roir capable continuellement ; après tout, supposons que le mo-teur suffise , ne vaut-il pas mieux n’avoir qu’un seul corps de Pompesimple, comme en la figure cinquième ou septième , dont la su-perficie du cercle du Piston seroit double de la superficie de ce-lui des Pistons M ou X, que d’en avoir un plus composé qui neproduiroit pas plus d’eau à la fuite du tems , pourvu qu’il montepar heure au réservoir, autant d’eau que le moteur peut en fournir,