Chap. III. de la Théorie des Pompes: $9
'îu’ìmporte que ce soit par intervalle , ou par un jet continuel. SaSi N. âe la Hire avoit pris garde , il auroit peut-être fait moins^'estime de la Pompe que j’ai cité» puisqu elle se rencontre préci-sément dans le cas de celle dont je parle. . ,
886. On peut dire la même cliose de la Pompe exprimee par la jj^sam âet^ngt-cinquiéme figure ; car quoiqu’eìle soit en partie de mon m-Mention, je ne prétends pas í’épargner plus que les autres : yourque seau passe continuellement au réservoir, il faut que le Piston monteren montant refoule deux fois autant d’eau qu’il en peut passer dansle même tems par le trou I , afin que celle qui reste dans le reci- ti9ttipient puisse monter à son tour pendant Palpitation; Sc pour cela lecercle du Piston doit avoir une superficie double de celle du trou1 ; d’où il fuit que la puissance soutient chaque fois que le Piston,monte, le poids d une colonne d’eau qui auroit pour base le cer-cle du Piston , 6c pour hauteur celle du réservoir, au-dessus dumême piston. Or fi le diamètre du tuyau montant étoit egal à celuidu Piston, seau monteroit tout d une traite au réservoir par inter-valle à la vérité comme dans la septième figure ; mais l’on aura tou-jours par heure la même quantité d’eau; ainsi les Pompes vingt 6cvingt-cinquiéme ne méritent nulle préférence fur la septième., auí-si ne les ai-je rapporté que pour faire voir , que quand on n exa-mine point les choses de près ,il est aisé de se laisser éblouir par desavantages apparents ; & voilà le cas où tombent presque tous lesMachinistes, ils se saisissent avec joye une idée ingénieuse quise présente, & qui donne à la chose dont il s’agit un air de nou-veauté ; austì-tô t ils publient la merveille prétendue, la multitudey applaudit ; cependant tout bien considéré, il arrive souvent quela découverte n’aboutit qu’à rendre une Machine plus composeequ elle n’étoit, sans être capable d’un plus grand effet ; car enfin« faut se mettre dans l’esprit qlie les loix de la Mécanique ont desbornes que l’on ne peut surpasser; que si l’on gagne d un cote, onPerd nécessairement de l’autre la plupart faute d etre convaincudo cette vérité, ont négligé de rectifier un grand nombre de Ma-chines utiles, pour ne penser qu’à en produire de nouvelles ;ce-P en dant j’ose dire qu’il reste encore bien des choses a défricher »
&-sans sortir du sujet que je traite , l’on va voir qu il y a plusieurs
points essentiels, qui semblent être échappés à ceux qui ont travaillelur les Pompes.
Rien ne doit se faire au hazard dans la construction' des Ma-chines, tout y doit être assujetti à un enchaînement de propor-tmns,, qui doivent dépendre dune fuite de principes ;& souven®
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