Band 
[Premiere partie.] Tome second.
Seite
125
JPEG-Download
 

Chap. III- DE LA Theome des Pompes. "5cadémìe Royale des Sciences de Tannée 1703. Voici un extraits le dé _

dec e qu il dit a ce sujet. faut des'ar-

,M. Amontons, ayant construit une Pompe refoulante enfon-

de 6 pieds dans l’eau , fut étonné devoir que les soupapes qui qua1i ^ i eíNoient de fonte parfaitement bien faites & bien dressees fur leursc °quilles, s’arrêtoient tout-à-coup ; il fit démonter la Pompe plu- ì^ le urs fois pour voir ce qui en pouvoir être la cause , mais il n ap-Perçut rien de sensible.

Si ces soupapes qui étoient posées horisontalement dans le corpsde Pompe, comme font par exemple celles de la dix-septiéme fi-§Ure de la planche deuxième, avoient été pressées de haut en baspAr le poids defatmofphere, on auroit pû croire qu elles s 1 croientttouvees dans le cas de deux surfaces bien polies ôc mouillées >

Appliquées Tune contre Tautre, qui ne peuvent être séparées que?Ar faction d’un grand poids, mais il n’y avoit point d air entre lessoupapes êc le piston, dont elles puisent être preffees de haut en^As , au contraire elles étoient pouffées de bas en haut par 1 eau querefouloient les pistons.

II ne reste donc qu’une feule cause à quoi on puisse attribuer la cause à la-force désunion des soupapes & de leurs coquilles, qui consistedans l’eau qui les mouille ; il faut que les parties d’eau qui font en- \ UQY i' a d-trées dans les pores de Tun de ces corps, s’accrochent si puiffam- héjìonment à Tautre, qu’il n’y en ait aucune qui ne tienne par ses deux^|*|j" *extrémitez auxdeux corps, & quelles s’accrochent d’autant pluspuissamment que les deux surfaces font plus polies , pour en ex-clure plus parfaitement l’air qui pourroit fe trouver entre-deux ,

2c qu’ainsi c est la multitude des particules d’eau , qui contribue àla grandeur de Teffet, par la difficulté de les détacher ou de lesétendre, par conséquent d’ouvrir les soupapes.

H est certain que pour détacher du cuivre les parties d’eau quile mouillent, il faut un effort assez considérable , & que ce n estgueres que par Tcvaporation ou par un frottement violent 6c a plu-sieurs reprises qu’on envient entierement a bout ; quant a cc quiest d’étendre des parties d’eau , ni M. Amontons, ni tous les au-tres qui en ont voulu faire Texpérience , n’ont pû s assurer quef ut capable d’extenfion ; ainsi Ton peut croire que tout se ré-duit a la difficulté de détacher les parties d’eau ; il est plus quevrai semblable quelles ne s’accrochent pas avec la même force atoute forte de corps.

Quoique j’aye assez fait sentir dans les art. 503.904* 9 °$‘importance de ne jamais contraindre 1 eau refouìee, a p£ et par de

Q