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[Premiere partie.] Tome second.
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Chap. IV. de la Théorie des Pompes.; r§H

Description de la Machine de Marly.

. , Ï0 P3. Ilne paroîtpas que l’on ait jamais exécuté de Machins< t Ul ait fait autant de bruit dans le monde que celle de Marly ; elleï^ut être mise au nombre de ces Ouvrages rares qui étoient réíer-à la magnificence de Louis le Grand : en effet, il n’apartenoità ce Monarque de forcer une riviere comme la Seine à quitter° n cours naturel, pour s’aller rendre fur le sommet d’une Monta-^ ne aussi élevée que celle où elle coule présentement. Les PoëteSfait faire à leurs Héros des choses merveilleuses avec le secoursDieux ; mais ce grand Roi, fans avoir recours à la fiction trou-;c 0lt âans ses Finances & dans f habileté de ceux qui cherchoient à°ntribuer à fa gloire tout ce qu’il falloir pour accomplir ses§ ra ^ s desseins. La situation qu’il choilit lui-même dans la Foretf Marly pour y faire bâtir un Château, peut passer pour une desP Us belles du monde í une exposition heureuse & une vue char-ante j fournissoient du côré de la Nature tout ce que Ton pouvoite irer , excepté de 1 eau. Et comment pouvoir s’en passer dans unteu que 1 on vouloir enrichir de tout ce que 1 imagination peut ferepresenter de plus riant, de ces lieux enchantés que les Romansnous decrivent avec tant de pompe? Cet obstacle auroit rebuté unPrince moins puissant, mais il voulut montrer qu’il pouvoit venira bout des plus grandes entreprises. II parle, aufli-tôt tout ce qu’ilV a d habiles gens en France & dans les Pays Etrangers, attirés pardel s n ^ a * tS ^° m H ^compenfoit le mérite, fe disputent la gloire

, ^pmme alors il fuffîfoit qu’on eut quelques talens pour être écou-, es favorablement des Ministres, un nommé Rannequin du Paysi e Liege, homme d’un génie excellenr pour les Machines, fut assezJ* r di pour entreprendre de rendre les eaux auffi abondantes àarly gj- à Versailles que fi elles y eussent coulés de source: Laq chine qu’il a exécuté pour cela, a commencé d’agir en 1682.

n prétend qu’elle a coûtée plus de huit millions. J’ai hésité long-déc^ S ra PP ortec dans cet Ouvrage, par la diíïìculré de la biencta-nTd’** â’en avoir un dessein exact; d’ailleurs son exécutiondonne ^ au! ® g ranc ^ c dépense, il me paroissoit ridicule de laY che/h ni °dele à ceux qui auroient recours à mon livre pourCett yt ec , es rnoyens d'élever l’eau ; cependant j ai considéré que. a chme ayant fait jufqu’ici ['admiration de toute 1 Europe,

urieux ne feroient pas fâchés d'en avoir les développemens t* Bb ij