Chap. IV. DE LA Recherche et Conduite des Eaux.
«ne mesure d’usage, ils ne pourroient mieux faire que d'adoprercelle que M. Mariotte leur a donné, comme étant déja connue ;
*nais c’est dommage que cette valeur du pouce ne soit point du g«.touc commode pour évaluer fie vérifier les petites jauges, parceque le nombre i4n’est point aliquotte du pouce d’eau divisé en qu n u jcon-*44 lignes, mais le scroir s'il valloit 18 pintes 5 alors une ligned'eau vaudroit un poinçon ou la huitième partie de la pinte de Pa-ris , au lieu que nous ne connoiffons point de melure qui soit exac-tement la 144e partie de 14 pintes : pour cela M. Mariotte n avoitdans son expérience qu’à augmenter un peu la charge de 1 eau,en cherchant de combien de lignes son niveau devoir surmonterle centre de i orifice pour dépenser 18 pintes en une minute. D’ail-leurs , comme on ne fait point de concession pour une feule ligned eau, fit que l’on n’en donne gueres moins de quatre, je nepas la nécessité de diviser le pouce en 144 lignes, ilseroit bien pluscommode que cette division ne fut que de z6; alors une ligne envalant 4 des anciennes , fera vendue le quadruple , ÔC pourra soraporter plus aisément à une mesure d’usage.
1 ;97. S’il s’agiísoit d’ctablir pour la premiere fois des Fontaines , I ncc ™j~dans une Ville , dont les eaux seroient à la disposition des Magis- danger* 1*trats.il convien droit qu’ils assignassent au pouce d’eaif une valeur qui ■valeur d»fut aussi commode qu’il est possible dans ses divisions , relativement m».à celle d’une autre mesure connue; mais lorsque les choses se trou-vent établies par un long usage, l’on.rencontte souvent plus d in-convéniens pour les reformer, qu’il n’en réíulteroit d avantages»ôc voilà, ce me semble, le cas où se trouvent Messieurs de la Villede Paris : car quoique la valeur de leur pouce d’eau ne paroissepas déterminée,il faut pourtant convenir que n’étant autre chose quecelui des anciens Fontainiers , la valeur que lui a donne M. Ma-riotte approche plus qu’aucune autre de celle qui peut lui conve-nir , parce qu’il n’y a point de doute, que quand on a commenceà se servir de cette mesure pour jauger l’eau des Fontaines publi-ques , l’on n’ait eu pour objet de laisser sortir l’eau continuelle-ment a gueule bée par un trou vertical d un pouce de diamètre,suffisant pour cela que son niveau surmontât tant soit peu le bordsupérieur de l’orifice ; fie c’est ce qu’a fait M. Mariotte en le fixanta une distance de 7 lignes du centre ; que fi l’on remarque à Parisun grand nombre de Fontaines où l’eau soit entretenue à une plusgrande hauteur, cela vient de ce que la source en fournit plus queles jauges n’en devroient dépenser naturellement, ou que la de-
charge de superficie est trop haute, ôc ne reçoit pas le superflu
Tome IL Aaa