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[Premiere partie.] Tome second.
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Les dépen-ses des jau-ges circulaires nefont pasdans la rai-son desquarrés deleur diamè-tre.

Plan. z.Fig. 2 .

Inconvé-nient desjauges cir-culaires ,

370 Architecture Hydraulique, Livre IV.qui devroit tourner au profit du Public ; ainsi fondé sur plusieurs au-tres remarques qui seroient trop longues à raporter, je présumeavec beaucoup de vrai-semblance, que dans les Fontaines, le ni-veau de 1 eau devroit toujours être entretenu à 7 lignes au-dessusdu centre des jauges , alors le pouce fur lequel on compte vau-dra environ 14 pintes : les choses étant ainsi, l’on ne pourroit enaugmenter ou diminuer la valeur fans de grandes difficultés, parcsqu’il faudroit, pour continuer à donner aux conceísionaires, lamême quantité d eau qu’ils ont toujours eu, renouveller leur Con-trat d’acquifition pour les mettre fous des expressions différentes.

I3p8. Supposant que la valeur du pouce d’eau soit fixée à 14pintes de Paris, écoulées dans une minute, pour que le niveau EFdel’eau iòit entretenue à 7 lignes au-dessus de la ligne CD, furlaquelle fe trouve le centre des jauges I, K, L, M, N, O, P ,Q, leur diamètre allant de fuite en progression arithmétique de-puis i2 jusqu à 2 lignes, chacune pratiquée dans la languette quirépond a son bassinet. II ne s’ensuivra pas que la répartition de1 eau fe fasse exactement, parce que les dépenses de ces jauges,ou la somme des différentes vitesses de leur filets d’eau, & les dé-chets causés par les frottemens, ne seront point dans la raison desquarrés de leur diamètre, (491 ) le raisonnement confirmé par l’ex-périence faisant voir que les petits orifices donnent beaucoup moinsque les grands , à proportion de leur superficie.

Si le niveau EF de seau étoit toujours entretenu à la même hau-teur , l’on pourroit, après avoir pratiqué dans une languette unorifice d’une grandeur déterminée, eu égard à ce qu’on veut qu’ildépense, l’augmenter tant soit peu pour arriver par degré à la gran-deur qui lui convient, supléer aux frottemens, & faire que la dé-pense effective égale la dépense naturelle ; ôc par des expérien-ces exactes, trouver le diamètre qui convient aux grandes Sc pe-tites jauges , pour qu’ellcs dépensent précisément la quantité d’eauqu’on veut qu elles fournissent, là-deffus établir un instrument quiserviroit à déterminer le calibre de toutes les jauges, pourvu queles languettes ayent la même épaisseur que celle qui aura servi auxexpériences, n’y ayant point de doutte que les plus épaisses cau-sent plus de frottement, par conséquent plus de déchet & au con-traire ; c est pourquoi il ne faut jamais faire de canons aux orifi-ces, parce qu ils retardent considérablement la vitesse de seau.

1 3 99 ' f ans doute le meilleur parti qu’on pourroit prendre ,

si comme je viens de le dire, le niveau de l’eau pouvoir être tou-jours entretenu à la meme hauteur > mais ç’est çe qui n’est gueres