jv PREFACE.
pas bien entendu eux-mêmes ce qu’iis vouloient en-seigner aux autres, . -
Ce font ces réflexions qui nous ont engagé à fairedepuis plus de trente ans des recherches surtout ce quipouvoit nous mettre en état de traiter une matière aussiimportante. Nous n’avons pour cela épargné ni peinesni dépenses, nous étant transportés plusieurs fois exprèsdans nos principaux Ports de mer, fous les auspices deMonseigneur le Grand-Amiral de France , des Minis-tres de la Guerre Sc de la Marine, Sc du Directeur Gé-nérai des Fortifications. Nous avons aussi parcouru lesPays Bas Autrichiens Sc la Floilande, afin de nousrendre propres les choses que nous voulions ensei-gner. Mais comme il ne seffifoit pas d'avoir vu ce quiavoit été fait de plus remarquable , qifiil étoit nécessairefur toutes choses d’être instruit de quelle maniéré ons’yétoit pris pour l’exécution ; tant de foins eussent peut-être été d’une soible ressource , si la fortune qui entretoujours pour quelque chose dans les succès, ne nouseut favorise , en nous faisant rencontrer dans le com-merce de quelques-uns de nos plus célébrés Ingénieurs,ce que nous pouvions désirer pour remplir notre objet.Ainsi nous avons rassemblé de toute part des richessesinestimables, que son ne trouve que dans les sourcesoù nous les avons puisees. Quelle perte pour les gensdu métier, Sc même pour les curieux, si tant de pré-cieux morceaux fussent restés dans i’oubli. Il est vraique ce n’étoit point un petit travail que d’en former uncorps d’ouvrage traité méthodiquement, Sc qu’il fal-loit être bien hardi pour oser f entreprendre : maistrop de timidité tient de l’indolence , il est permis desuivre son génie, quand on se voit éclairé commenous savons été, par un nombre d’habilos gens de