PREFACE. iij
qu’on parvient à marcher fur leurs traces ; mais quandon aspire à devenir capable de plus d’un genre detravail, il est rare qu on puisse les suivre tous à la foisdans un même endroit; Ton y est sujet à voir répéter àpeu près les mêmes choies , Sc de passer une partiede fa vie renfermée dans un cercle de connoissancesassez bornées. Lorsqu’ensiiite Ton vient à changer dedépartement, son se trouve dans le cas fâcheux de neíçavoir aujourd'hui ce qu'on doit faire demain ; ce quine peut manquer d'arrive r lorsque sesprit n’est pointpréparé à la succeflìon du progrès de l’ouvrage ; d’oul'on peut conclure que ce n’est qu'à force de vivre quel'on parvient à agir par íoi-même ; malheureusementdans un âge où i on n'est plus gueres en état de met-tre en valeur ce que l'on a acquis par une voye auffilanguissante.
La feule ressource qui reste quand òn est né avec del’émulation pour son métier, est d'étudier les traités quien font partie -, si l'on est assez heureux d’en trouver quisoient capables de satisfaire un bon esprit qui ne se con-tente point de l’écorce des choses ; mais où sont-ils cestraités ! Tous les sujets n'ont pas encore été dévélopés ;excepté ceux qui ont pour objet les Mathématiques ,•comment le font la plupart des autres ì De là vient quelorsqsson veut exécuter ce que l'étude du cabinet aAppris, l’on nesçait par où s’y prendre ; ce qui justifie cesentiment si commun , que la pratique feule peut formerhommes , Sc que la théorie sert à peine à les ébau-cher. Si l’on y prend garde , l'on verra que ce deffaùtV1 . ent bien moins de la difficulté de s’instruire dans lesLivies , q ue è la faute de ceux qui les ont composés ;parce qu ils n'ont fait qu'eífleurer la matière 3 soit parpatelle d'en dire assez, ou le plus souvent pour n’avoss
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