Chap. III. de i/Usage des Écluses.’ 59
. Apres que les fondemens font bien arrasés, l’on trace les ba-loyers, observant de leur donner une épaisseur proportionnéea la hauteur de l’eau dont ils auront à soutenir la poussée, & deles fortifier encore par des contreforts espacés à une juste distan-ce. L on pratique quelquefois dans l’épaisseur de chaque ba-un petit aqueduc, que l’on nomme pertuis, ayant uneVanne à coulisse dans le milieu, pour faire passer l’eau, d.’un cô-te de l’Ecluse à l’autre , sans être obligé d’en ouvrir les portes.
11 5“* L’on a foin en traçant les faces des bajoyers , d’ymé-ttager des en fonce mens nommés enclaves, pour loger les por-tes quand elles font ouvertes , afin quelles ne fassent pointQ obstacle au passage des Bâtimens. L’on pratique aussi dans*es mêmes faces, des coulisses, pour loger les extrémités d’unsombre de poutrelles, mises les unes fur les autres, ôc destinéesa former un coffre , que l’on remplit de terre glaise , pour fairedn batardeau du côté d Amont ou du côté d Aval, ou des deuxcôtés en même te ms , lorsqu’on veut tenir le milieu de l’Eclusea Lc, pour quelques réparations, soit au radier ou aux portes.
Aux grandes Ecluses, les bajoyers se terminent en queued hironde , afin d’avoir un évasement formé par ce qu’on ap-pelle Branche , qui facilite l’entrée ôc la sortie de seau, lorsqu’el-* e doit y passer en grande abondance , soit pour vuider ou rem-pbr un bassin , une forme, ou un canal; ôc en même tems em-pêcher , que l’eau ne passe derriere les mêmes bajoyers pour lescerner, ce qui en cauferoit bien-tôt la ruine ; c’est pourquoi onLs lie ordinairement à des bouts de quais de maçonnerie, oude charpente, garnis de terre glaise par derriere,pour s’oppo-er aux progrès de l’eau qui voudroit s’y .introduire.
Ce plancher qui forme le radier dune Ecluse, demande auílìd etre travaillé avec beaucoup de soin, de même que le Buse 9doit recevoir la battée des portes. Les bords du radier font^ Cc ompagnés de petits grillages, posés fur plusieurs lits de fasci-àç * entretenus par des piquets avec clayonnage , les cellulessenk| S Sillages , remplis de cailloux; le tout composant en-lui d ? e c l ue 5 ° n a PP e ^ e f aux ra dier, servant à garantir ce-
- e , l’Ecluse du dommage que les souilles de l’eau pour-loient lui fai re . & ^
aveV d ^" eS ^ ranc l es Ecluses, se ferment, comme nous Pavons dit,tre 6 b ^° rtes pl ates ou bombées, appuyées par le bas con-f e , Un \ U . Cí composé de poutres # assemblées à un poinçon ;
' rvant a les entretenir d’une maniéré inébranlable ; le reste
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Idée de ctque l’on ob-serve enconstruisantles bajoyersle radierd’une Eclu-se-
PCAN.V.
Idée ie ciqui appar -.tient auxbuses &<pertes d’unçEcluse %