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Chap. V. Sur la Perfection des Écluses;
fcusquée , étant fermé, peut être regardé comme une vanne ;
1 on conviendra que tout ce que nous venons dire peut y êtreappliqué ; la feule différence est que ces venteaux ne font pasd une épaisseur uniforme, & que leur résistance tombe moinsfur les planches des bordages qui en composent la surface , quesur les entremises qui la soutiennent, seules pieces qui souffrentvéritablement. Mais comme la charge de l’eau n'est point uni-forme , allant en croissant de haut en bas , il paroîtroit quedonnant aux entremises la même dimension verticale, leur épais-seur devroit aussi aller en augmentant à mesure quelles apro-chent du bas de la porte. Cependant comme ce seroit une sujét-ion dont on peut se dispenser, je ne trouve point à redire à l’u-sage de les faire uniformes , pourvu qu’on leur donne une épais-seur moyenne, puisque ces pieces partagent entr’elles la pousséede seau.
i86. Ce que l’on peut faire de mieux, est de diviser la plus De .grande profondeur de l’eau, par le nombre des entremises, ^ dé-pour avoir la hauteur de la surface qui répondra à chacune , dont
terminer
la largeur commune fera celle du venteau, & supposer que cette l M l S eur
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surface sert de base à un parallélépipède d’eau qui auroit pour toises ré-hauteur les deux tiers de celle de la porte , pour répondre au pondantescentre de force ; alors le poids de ce parallélépipède , pourra d’uni
être regardé comme la puissance qui régné le long de cette en- Ecluse,tretoise, ce qui retombe dans ce que nous avons dit, au sujetde la piece dont il est sait mention dans l’article 177. Par con-séquent cette puissance qui agit pour rompre f entremise moyen-ne , ne devroit être que la moitié de la poussée dont nous par-lons , considérée dans l’état d’équilibre ; mais il convient de f ad-mettre toute entiere, asin d’être autant au-dessus de f équilibre ,qu’il le faut dans la pratique , pour assurer la solidité de f ouvrage.
A considérer les choses dans l’exact équilibre , il arriverass Ue les entremises qui font situées au - dessus de celle de lamoyenne résistance , seront trop fortes, en leur donnant la mê-me epaiss eur qssà la précédente , & qu’au contraire celles d’en-has feront trop foibles, parce qu’elles répondront à la plus gran-de poussée ; mais il n’en peut arriver de dommage aux premiè-res , au contraire ; ni aux autres, parce que la derniere étant ap-puyée contre le seuil, ne souffre point du tout : ainsi l’on peut:clone íuiyre cette réglé en toute fureté. Pour rendre encore plusintelligible ce que je viens de dire, j’en vais faire l’applicatiora• a un exempte. Comme je n écris que pour instruire ceux qui