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Seconde partie. Tome premier.
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PL. XII.

Fi ë> 2.

& j.

Descriptiond’une Ma-chine pourarracher despilots.

Pl. XII.

%• 5 -

& 5 .

A utre Ma-chine pourdéracinerdes pilots.

Tl. XII.Fig. 4.

& 7 -

Architecture Hydraulique,Livre I.

admettre dans un travail comme celui-ci, d’autant plus que lsmouton reposant sur un plan incliné , la corde Y n en soutientpas tout à fait la pesanteur absolue ; mais je n’ai point égard ausoulagement que la puissance recevra de cette part, que je sup-,pose absorbé par les frottemens de la Machine.

L’on concevra aisément, qu’en donnant aux arcboutans L, M ,plus ou moins de longueur, l’on inclinera à souhait la coulisse,selon la situation que l’on voudra faire prendre au pilot, & quel’on pourra même dresser la coulisse perpendiculairement, pouren battre de verticaux : en faisant ensorte que les tenons d’enbasdes arcboutans, au lieu d’être encastrés dans les mortoises S despatins, le soient dans d’autres R, appropriées peur cela.

209. Après avoir donné plusieurs maniérés d’enfoncer les pi-lots , en voici deux pour les arracher en cas de besoin ; ce quiarrive quelquefois lorsqu’on veut établir de nouveaux ouvrages,dans des endroits où il reste d’anciens vestiges, ou bien pourmettre à profit des pilots qui ne font plus d’usage ; comme ce-la est arrivé à la démolition de Dunkerque, où l’on s’est servi dela plus grande partie des bois que l’on a pû tirer des jettées &. duport, pour former l’Ecluíè de Mardick.

La cinquième Figure représente une cage de charpente , sou-tenant une vis B & son écroue D, placée au-deslus d’un pilotA, dont la tête est suppo'ée avoir été percée pour recevoir unsbroche de fer, servant à embrasser le pilot à laide d’une cordeou d’une chaîne suspendue à un crochet représenté dans la sixiè-me Figure. En faisant tourner l’écroue comme un cabestan , àl’aide des leviers qui l’accompagnent, la vis est forcée démon-ter, & oblige le pilot de la íuivre ; la feule difficulté est d’asseoirla Machine fur une base assez solide pour -résister au puissanteffort de la vis. S’il arrivoit que le pilot fut submergé, l’ostpourra se servir d’un échafaut volant placé sur des bateaux.

210. Voici encorç une autre Machine faite à peu près commSune chevre, exprimée par les Figures 4 & 7, qui font assez intelli-gibles par elles - mêmes pour n’avoir pas besoin d’une longueexplication. Son objet est d’éiever par son extrémité L, unepoutre GL, posée sur un appui B pour faire la bascule; parcequ’à l’endroit R, l’on a fait une coche qui l’empêche de glisser.Nous supposerons que la longueur de la poutre étant divisés en9 parties égales , lmtervalleGK. en vaut une ; que par consé-quent le reste K L sera de 8 ; je suppose de plus, que cettepoutre est garnie par ses extrémités des ferrures nécessaires à fa

manœuvre i