Chap. VI. de la Construction des Batardeaux.
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SECTION II.
De la conjìruttìon des Batardeaux , servant à faciliter l’exécutiondes ouvrages Hydrauliques .
L Es Batardeaux que l’on fait pour mettre à sec un terrain surlequel on veut fonder , demandent beaucoup d’attentionPpur les rendre bien étanches, & capables de résister à la pousséed une grande hauteur d’eau, à l’agitation de la Mer, ou à la ra-pidité du courant d’une forte riviere. Comme la différence descas en fait naître nécessairement dans la construction des ouvra-ges de cette efpece, ce feroit ici l’occasion de traiter à fond unematière aussi importante, puisque delà dépend souvent le succèsdes ouvrages de la plus grande conséquence, sans parler de l’é-conomie qui en résulte ; mais comme ce n’est que par des exem-ples frappans, qu’on peut rendre sensible toutes les considérationsauxquelles il faut avoir égard pour bien assurer un Batardeau dansles cas difficiles, je me contenterai d’établir dans cette Sectionquelques réglés génerales, me réservant de reprendre ce sujetdans le second volume, où j’aurai lieu d’en faire des applicationsencore plus instructives.
214. Pour construire un Batardeau, fans y employer un coffre Maniéré iede charpente , il faut lorsque l'on a de bonne terre franche , faire régler l'ê~son épaisseur au sommet au moins égale à la profondeur même batardeauxde seau. Quant à la base , elle se trouvera déterminée par le ta- pur les é~lud naturel des terres , qui fuit ordinairement la diagonale du F a f em:ni 'quarré ; par conséquent, cette base aura pour largeur le triple del’épaiffeur du Batardeau prise au sommet, qu on éleve suffiíàm-Ment au-deffus du niveau des plus hautes eaux.
215. II n’est pas indifférent de se servir de toutes fortes de ter- Batardeauxres pour former les Batardeaux ; plus elle fera forte & grasse, & ne peuventmieux elle répondra à son objet. A mesure que les terres fontrépandues fur la base du Batardeau, il faut les battre à la demoi- terre y ríM _selle, lit par sit, d’un pied d’épaiffeur, réduit à ne plus avoir que à, il faut8 pouces, prenant bien garde de n’y point mêler de fascinage niroseaux , & encore moins de cailloux & gravier, cause ordinai- lieu un con -re des transpirations, qui faute d’attention deviennent quelque- roydegld-fois si fortes, quelles fournissent plus d’eau qu’on n’en peut épui-íer, ou donnent lieu à des renards dont le progrès peut devens