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Seconde partie. Tome premier.
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11 faut queles extrémi-tés des Ba-tardeauxsoient bienenracinées ,& prendrede justes pré-cautionspour la soli-dité de ceuxgui sont ex-posés à êtrebattus parlaMer.

'lly a des cascù l’on peutfe ménagerdes Batar-deaux deterre vierge.

fi 24 "Architecture Hydraulique , Livre I.

si rapide, qu’en très-peu de tems, il se forme une brèche qui metdans la fâcheuse néceílìté de recommencer un autre Batardeatf.Pour la même raison, les terres sabloneuses ou graveleuses n yfont point du tout propres ; cependant quand on ne peut enavoir d’autres , il faut que les taluds soient doubles de la hauteur >.& de nécessité faire regner dans le milieu du Batardeau , fur tou-te fa longueur, un conroy de glaise , d’une épaisseur propor-tionnée à la hauteur de s eau, en le faisant environ du tiers de lamême hauteur; c’est-à-dire que fi seau avoit 6 pieds de profon-deur on ne pourroit donner au conroy moins de deux piedsd’épaisseur; observant que fa base doit être établie dans une tran-chée, creusée d’environ un pied & demi au-dessous du fond quel'on veut mettre à sec ; autrement il feroit à craindre que seaune passat dessous le conroy, quelle pourroit saper à la longue.Nous dirons par la fuite avec quelle attention ce conroy doit êtretravaillé.

216. Une précaution des plus essentielles est de bien lier lesBatardeaux, c’est-à-dire d’appuyer leurs extrémités à un terrainferme , dans lequel elles doivent être enracinées, évitant autantqu’on le pourra , de les appuyer contre de la maçonnerie, parceque la terre ne pouvant s’unir avec elle , l’eau ne manqueroit pasde filtrer entre deux; cependant fi l’on ne pouvoit faire autre-ment, il faudroit en cet endroit fe servir de terre glaise. Rajou-terai que quand ils ont à soutenir les houles de la Mer, il faut de cecôté là leur donner beaucoup de talud, & les revêtir d’un surtoutde terre glaise bien battue, de deux pieds d’épaisseur, pour quel’agitation des flots ne puisse point délayer le corps du Batardeau.Pour le mieux garantir, l’on y ajoute encore des fafeinages ar-més de tunes , & garnis de pierres.

217. Lorfqu’on veut fonder une Ecluse, dans un endroit où lecanal qui doit y conduire l’eau , n’est point encore creusé, I onpeut ménager au-dessus &. au-dessous, des digues qui formerontnaturellement les deux Batardeaux, qu’on fera libre de faire aussiépais qu’on voudra, selon la nature du terrain; ils feront tou-jours 'plus étanches étant de terre vierge, que s’il avoit fallu lesfaire exprès ; c’est pourquoi il ne faut pas négliger un avantaged’une aussi grande économie. C’est ainsi qu’on en a usé à l’£'cluse de Mardick, qui a été construite en même tems que le ca-nal Que si malgré l’épaisseur qu’on aura crue suffisante ii fe fai-soit des fìltrations, on pourra y remedier par un contre Batar-deau de vanage & terre glaise.