rz6 Architecture Hydraulique, Livre I.
Vt. XIV. non point enclavées comme les autres files entre deux de cesFig. i. pieces ; ainsi il est question en tout de 10 rangées de pilots, tantdoubles que simples, couronnées par autant de ventrieres. Cespilots posés de six pieds en six pieds,& disposés de façon aux dou-bles rangées, que ceux de l’une répondissent au milieu de l'in-tervalle de ceux de sautre. Les ventrieres posées à quatre poucesde distance, formant une coulisse réglée par l’épaisseur des pal-planches que l’on devoit y introduire, afin de les maintenir d’a-lignement; c’est pourquoi on les dirige auíli au pied, par deslambourdes maintenues inébranlables , ôc pour qu’enles frappant,elles n’écartent point les ventrieres, l'on maintient ces pieces à lamême distance, par des chevilles rondes à tête resoudée que l’onintroduit dans des trous percés de six pieds en six pieds, où ellesfont arrêtées par rondelles & clavettes. Quand une palplanchevient à rencontrer une de ces chevilles , on la supprime pour lais-ser la liberté du passage. Lorsque la palplanche est enfoncée ,l’on substitue d’autres chevilles quarté es à razoir, traversant lesdeux ventrieres & les palplanches, dont les files règnent fur tou-te la largeur de la fondation, qu’elles excédent encore de droitede gauche, de trois ou quatre pieds au-delà de la queue descontre-forts , pour empêcher les courans d’eau qui voudroient«'introduire fous la fondation, de faire du progrès à son préjudice ;ce qui est le principal objet de l’employ des palplanches , donten forme ainsi plusieurs cloisons d’un usage indispensable, pourprévenir les accidens qui ne manqueroient pas d'arriver auxEcluses fans cette précaution.
Pq/ìtion dei 240, A l'égard des autres pilots, il en a été planté autant defondation ran gées que de cours de traversines G H ; par conséquent troisd’une Eclu- entre la premiere ôc la seconde file de palplanches ; six entre lafi- seconde ôc la troisième ; cinq entre la troisième ôc la quatrième ;Pl. XIV. ^ IX enc °te entre la quatrième ôc la cinquième, ôc trois enfin, en-Flg. 1. tre la cinquième ôc la sixième; ces rangées à trois pieds de dis-tance de milieu en milieu. On multiplie plus ou moins les pilotsdans chaque rangée , selon que la nature du fond l’exige ; mais estgénéral, on les met plus serrés fous les ailes que fous le radier,où l'on n’en plante guere qu’à l'endroit des longrines , ôc queLquefois point du tout ; au lieu que les ailes Ôc les piles, quandl’Ecluse a plusieurs passages , formant des masses d une pesast"teur énorme , il faut prévenir les affaissemens ; parce qu’est nf e "me tems que les pilots fournissent de bons points d’appui, ilsaffermissent les parties du terrain en les contraignant de se ress er *