t Remarque
importantefaite à la
Chap. VIL de la Fondation des Ecluses; 157
mieux que de longs discours, qui ne portent pas fi bien à l’es- P. XXIIprit les idées qu’on veut lui fournir. D’ailleurs il faut convenirque des explications pour des choses qui parlent d’elles-mêmes ,font d’une insipidité infuportable, & plus propres à obscurcir la ma-tière qu à la rendre sensible , sur tout quand on se propose dedéveloper encore par des figures en grand les sujets qui méri-tent le plus d’attention dans l’exécution. C’est ce que je vais faireavec d’autant plus de raison , que j’y ajouterai des remarquesimportantes pour la construction des écluses en général ; car laPlanche XV. n ayant lieu à bien des égards que pour les grandesécluses du premier ordre, il convient de déveloper de mêmece qui peut appartenir à la fondation des petites , telles que lesdeux dernieres que je viens de décrire.
266. Quelques précautions qu’on ait pû prendre en construisantí’écluse de Mardick , pour empêcher que seau des sources oucelle de la retenue ne se fit jour sous le radier; à peine fut-il fini démolitionqu’il bomba à vue d’oeil. Deux ans après les mêmes Ingénieurs de VEclusequi avoient fait construire cette écluse, ayant eu ordre de ladétruire, poiír satisfaire la Cour d’Angleterre , que le Ministère renientd’alors vouloir ménager, comme nous savons rapporté dans no- d enclavertre discours historique íur Dunkerque ( 104 ) ; ces Ingénieurs danslemafdis-je, recherchèrent la cause d’un mal contre lequel ils croyoient M des mss’être bien précautionnés; ils découvrirent que le deffaut venoit iierStd avoir enclavé dans la maçonnerie, les pilots qu’on avoir plan-té fur toute 1 ! 'étendue du radier. Car comme il n est pas possi-ble de lier la maçonnerie avec des bois debout, parce que l’unne peut jamais avoir une parfaite adhésion avec l’autre ; seaude la retenue qui avoir jusqu’à 20 pieds de hauteur au-dessusdu radier, étoit parvenue à s’introduire fous le massif, en remon-tant le long des pilots jusqu’au premier plancher, où elle s’éten-dit fous toute la capacité du radier du grand passage, qui avoirenviron 12144 pieds de superficie ;y forma une lame, qui étantmise en action par une colonne de 20 pieds de hauteur, faisoitun effort de bas en haut, équivalent au poids de 242880 piedscubes d’eau, qui pèsent 17001600 livres;'par conséquent capablede déraciner les pilots & de les soulever avec le grillage auquelils croient attachés. Ce qui montre bien la nécessité de faire cesgrillages a 1 épreuve de tout évenement, principalement quand;es traversines ont autant de portée qu’elles en avoient ici. Car« faut les regarder, comme autant de solives qui soutiennent unPlancher chargé extraordinaire ment, St qui fléchit fous le poids ;
V ii)