ír'8§ Architecture Hydraulique , Li«e L
ne, & que chacun d’eux ait une force de trente livres , qui estcelle qu’on peut leur supposer raisonnablement, lorsqu’ils fontrelevés de deux en deux heures, ils composeront ensemble unepuissance de 240 liv. qui sera capable, par l’avantage qui lui don-ne son levier, d’élever un poids de 1 680 liv. par conséquentun mouton de 16 quintaux, en regardant les 80 liv. qui restentcomme équivalentes au poids de la tenaille, & à la résistancecausée par le frottement.
'Andise de 30 6. II n’est point indifférent, pour juger de l’effet des sonnet-i’ejsetdes tes en général, de remarquer que les plus grandes vitesses desIon leurpe- moutons ne font point dans la raison de leur chute (comme onsanteur, la- le pense vulgairement) mais bien selon celles des racines quarrées'leur^huf 6 ^ es m ^ mes chutes. Ainsi ayant deux moutons d’égale pesanteuri a gros- dont i’un tomberoit de la hauteur de quatre pieds & f autre deseurdespi- celle de seize; leurs vitesses,qui pourront exprimer aussi leursauront d en- percussions, feront co mine 2 est à 4, au lieu que les tenis de leurfoncer. montée seront dans le rapport des chutes , c’est-à-dire de 4 à 1 6 >s’ils font relevés avec des vitesses égales & uniformes, commecela arrive ordinairement. D’oùilsuit que dans les cas où ren-foncement d’un pilot à chaque percussion seroit proportionné à lavitesse du mouton , l’on perdroit plus de teins à le remonter de •1 6 pieds au lieu de 4., que l’on ne gagnerait de vitesse ; commedans cet exemple où il faut un teins quadruple pour n’avoirqu’une vitesse double ; par conséquent il vaudrait mieux donnerquatre percussions venant d’une chute de 4 pieds qu’une acquisepar une autre de 1 d; à quoi il.convient de prendre garde pour leplus grand estes.
Si les moutons étoient de différente pésanteur, par exemplel’un de 700 liv. ôc l’autre de 1; 00, la chute du premier de cinqpieds, comme à la sonnette ordinaire mue à force de bras, &celle du second de seize ; leurs percussions seront alors dans laraison composée de leur masse & de leur vitesse, c’est-à-direcomme 700 x V 5 est à iyoo x V~Î6, ou dans le rapport de. j 750,à 6 000 liv.
Cela posé, ion sera en état d’estimer la quantité de mouve-mens qui conviendra à un mouton selon la force des pilots queIon veut enfoncer; aussi n’est-ce qu’à l’occaíìon de ceux aux-quels il faut donner beaucoup de longueur & une grosseur pro^-portionnée, qu’on a imaginé lès sonnettes à dédit, asm de pou-,voir augmenter le poids & lâ chute du mouton , dont fesse t setrouyoif trop borné, ayee la sonnette ordinaire ; sans sc mettre en.