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Seconde partie. Tome premier.
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ChaP. VIII. de la Construction des Radiers.’ ì 8F

peine si les grandes chutes occasionnent plus de perte de temsqu’elles ne produisent de vitesse ; dans les cas ou plusieurs percus-sions médiocres ne seroient point ensemble simpresiion d’uneseule, plus analogue à la masse du p ilôt. Comme ceci mérite d’ê-tre développé, Ton en jugera par ce qui fuit.

Ayant deux pilots, l’un de douze pieds de longueur fur i opouces d’équarrissage , l’autre de 48 pieds fur 16 à. 16 pouces degrosseur ; le premier fera de 8y pieds cubes, & le second de 85^7qui étant estimés chacun du poids de 60 liv., la pesanteur ou lamasse du petit sera de j 00, & celle du grand de j 120. Je sup-pose présentement qu on a éprouvé que dans un certain terrainhomogène,un pilot pareil au premier, battu avec un mouton de700 liv., dont la chute étoit de 5 pieds, s’y ensonçoit uniformé-ment d’un pouce à chaque percussion , & qu on veut sçavoir decombien s’enfoncera le second pilot en se servant de la mêmesonnette.

II est certain qu’après les premiers coups, le sabot du secondpilot ne sera pas plutôt enterré, que le fond lui présentera une ré-sistance plus grande qu’au premier, dans la raison de l’augmenta-tion de sa baie, qui est à peu près comme 2 esta 5 ; ainsi le mou-ton de 700 ne fera pas plus d’esset que s’il étoit réduit aux deux-cinquièmes de fa pesanteur propre; c’est-à-dire à 280 , ôc que;la résistance du fond restât la même que dans le premier cas.

Ou bien, pour y avoir égard d’une maniéré plus générale, son.peut diviser la masse du mouton par la superficie de l’équarrissa-ge du pilot qu’il doit enfoncer, comme nous le ferons pour lasiiite de nos calculs, qui ne peuvent être bien entendus qu’autantqu’on se rappellera ce que nous avons enseigné dans Particle 134de la premiere partie de cet ouvrage,' où il est démontré qu uncorps en mouvement venant à en rencontrer un autre en repos, la quantitéde mouvement subside entier e après le choc ; mais qu elle efi partagée 'entre les deux corps : comme fi la majfie de celui qui efi mu , étoit au- ■gmentèe de celle du corps en repos , & quefa vitesse fut diminuée à pro-portion ; d’oùnous avons- conclu , que divisant la quantité de motta-vement quavoitlecotps mu a finfiant du choc,par la somme des deuxmasses , P on aura la vitesse avec laquelle les deux corps agiront ensemble.

Selon ce principe lorsque deux moutons, que nous nomme-rons -M, m , & i eur âme H, h , viendront choquer chacun unpilot Pí f ) dont les bases font nommées B, b ; leur vitesse V , w

après le choc pourra s’exprimer par

Mx V h .B X-M -t- B

:V,&

m x \/ hb X H1-+- f

A a ii),