r *?a Architecture Hydraulique , Livre I.
res se trouvant par la suite moins comprimées, íaisseroíent auípieux chargés de tout leur poids , plus de liberté de descendre,ce qui peut mettre l’édifice en danger de tomber en ruine.
La terre grasse est fort sujette à produire cet effet ; Ton voitmême quelquefois despilots après s’être refusés à 4 ou 5 voléesdu mouton, remonter sensiblement de plusieurs pouces, parcsqu elle s’est attachée à leur surface , & que sans se désunir sesparties ont d’abord fléchis ensemble , mais peu après ont reprisleur premier niveau en vertu de leur élasticité. Aussi peut-ondire que de tous les terrains fur lesquels 011 veut asseoir une fonda-tion , il n’y en a point de plus critique que celui de glaise , qu’ilest toujours dangereux d’éventer en y enfonçant des corps étran-gers ; ce que je ferai remarquer en son lieu dans toutes les cir-constances, mais que je passe maintenant fous silence crainte quece sujet ne me mene trop loin.
Les choses que comprend cette addition auroient dû naturelle-ment faire partie du Chapitre VI ; mais elles ne se sont présen-tées à mon esprit qu’en décrivant la Machine précédente, qui m’aengagé d’examiner de plus près plusieurs points fur lesquels j’a-vois glissé un peu légèrement en écrivant ce Chapitre; ce qui mon-tre bien qu’il ne faut rien traiter trop cavalièrement, & que lessujets qui paroissent le moins susceptibles de recherches abstrai-tes, font quelquefois ceux mêmes qui en font naitre de plus dé-licates. Ce que je viens d’exposer ne peut manquer de ré-pandre sur l’usage des sonnettes plus de connoissance qu’on en aordinairement, parce que l’on se contente d’en faire usage fanstrop se mettre en peine de ce qui se passe dans l’intérieur de leurmécanique. Comme l’on en use assez de même pour les autressujets, il ne faut pas s’étonner si nous n’avons qu’un sentimentobscur de tout ce qui nous environne.
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