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Seconde partie. Tome premier.
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Chap. IX. des Radiers de Pierre de Taille.

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CHAPITRE IX.

De la maniéré d établir les Ecluses Jur un bon fond , â*de conjlruire les Radiers de pierre de taille ,

Orame le mortier est lame de la maçonnerie - ôc que ce~j lui qu’on employé aux Ecluses doit être fait avec plus defoin que pour les autres especes d’ouvrages qui ne font pointdans í’eau, il convient avant toutes choses de parler de la ma-niéré de le bien composer; il est vrai que j’ai traité ce sujet dans lecinquième Chapitre du III e . Livre de la Science des Ingénieurs ;mais comme ce que je vais en dire a un rapport plus immédiatavec l’ouvrage présent, & que Tailleurs on trouvera ici plusieurschoses qui m’avoient échappé , ceux pour qui j’écris ne pour-ront que gagner par la répétition.

307. On a été long-te ms dans la persuasion que le mortier L’emie ladélayé avec seau de la mer, n’étoit pas si bon qu’en y employantseau douce; mais on s’est désabusé de ce préjugé par les travaux que Veaurelatifs à la marine , construits dans ces derniers tems fur la côtede Normandie , principalement à Cherbourg ; il est vrai que la m 0 ?tier,chaux y est d’une bonté merveilleuse , étant faite de pierres quand ladures semblables au marbre. On l’éteint, ainsi qu il se pratique j^ r u e x f e ^ordinairement, dans des bassins d’où on la fait couler ensuite pierre à?»pour en ôter les matières grossières ; on la mêle avec deux tiersde fable de mer grenu & bien épuré. Après avoir battu ôt mêléle mortier, on le laisse reposer pendant quelques jours ; on le ra-bot te tout de nouveau en 1 arrosant d un lait de chaux, pour lebroyer plus facilement, à mesure qu’on le met en usage. Ce mor-tier fait avec de seau de la mer est à la vérité plus long-tems àfaire corps que quand on y employé seau douce ; mais par lafuite il devient beaucoup plus dur. Cela procede apparem-ment de ce que les sels de cette chaux, ont la propriété de íejoindre à ceux de la mer pour lier davantage la maçonnerie, quidevient d une bonté fans égaie ; ce qui n’arrive point quand lachaux est faite de pierres tendres. II en est de ce cas-ci commede tous ceux qui appartiennent à la Physique, où il faut se con-tenter du fait constaté par Inexpérience, sans pouvoir espérer ÓQremonter à la cause premiere,

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